Test

Razer Phone 2 : notre test du monolithe pensé pour les gamers

Photos et audio

Notre avis
7 / 10
Smartphone

Par Camille Suard le

Les smartphones gaming font souvent l’impasse sur la partie photo, privilégiant les performances ou encore l’écran. Le Razer Phone premier du nom ne brillait pas dans le domaine, et autant le dire tout de suite, son successeur non plus. Cependant, on peut saluer les efforts qui ont été faits. Son double module photo à l’arrière se compose d’un premier capteur de 12 Mégapixels Sony et non Samsung comme c’était le cas sur le précédent modèle. Celui-ci propose un grand-angle, profite d’une stabilisation optique et d’un objectif ouvrant à f/1,7. Le second est de 12 Mégapixels également, avec un objectif ouvrant à f/2,6. Ce dernier a pour fonction de produire un zoom 2x. Si vous vous lancez dans une petite session photo, vous constaterez que la zone entourant les caméras chauffe très rapidement. Dans la majorité des cas ça ne pose pas réellement de problème, mais cela aura réussi tout de même une fois à faire planter et fermer le logiciel photo.

Quand vous prenez une photo en extérieur qui profite de bonnes conditions lumineuses, les clichés s’avèrent corrects : des couleurs naturelles, un niveau de détails et une netteté appréciable. Même en macrophoto, il réussit à créer un effet bokeh satisfaisant, à reproduire les textures de la végétation et les gouttes de pluie. Cela se corse quand vous avez des contrastes trop importants comme une scène se partageant un ciel très lumineux et des arbres ou des bâtiments plus sombres. La photo risque de souffrir de surexposition et de sous-exposition. En intérieur, les photos ne manquent pas de détails, mais on remarque qu’il a un peu de mal à reproduire les textures et les dégradés de couleurs quand la lumière vient un peu à manquer. Quant à son mode portrait, il faut parfois s’y prendre à plusieurs fois pour obtenir un résultat satisfaisant. Les contours ne sont pas toujours bien délimités et ne produisent pas un effet des plus naturels. Bref, il est plus anecdotique qu’autre chose.

En basses lumières, la qualité des clichés baisse. On observe une perte de détails, de netteté, mais aussi de couleurs : elles perdent de leur éclat et la palette se réduit. La gestion des sources lumineuses de nuit se veut capricieuse, formant un halo autour de ces dernières. Ce n’est cependant pas la catastrophe, et c’est toujours mieux que sur le modèle de 2017.

La caméra avant opte pour un capteur de 8 Mégapixels et un objectif qui s’ouvre à f/2,0. Même si les couleurs paraissent moins naturelles, la faute à une température un peu trop chaude, les selfies ont le mérite de capturer beaucoup de détails. Libre à vous de jouer avec le mode beauté et de lisser votre peau, mais la configuration de base m’a personnellement convaincue. Son mode portrait, comme à l’arrière, est rarement concluant et tombe trop vite dans un rendu superficiel.

Le Razer Phone 2 possède un argument qui lui permet encore une fois de se démarquer côté multimédia : l’audio. Le DAC 24 bits est toujours de la partie et vous pourrez profiter du Dolby Surround 5.1 avec l’application Netflix. Enfin, revenons un peu sur la qualité de ses haut-parleurs stéréo. Je ne crois pas avoir déjà entendu un son aussi puissant et équilibré sur un smartphone d’un autre constructeur. Qu’il s’agisse de la basse ou même des aigus, le résultat reste toujours agréable et surprenant pour un appareil de cette taille.