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[Test] Tropico 5 : Sea, Sex and Sim (City) [PC]

Notre avis
8 / 10

Par Alvin le

Vous vous souvenez comme le SimCity dégueulant d’ambitions sorti l’an dernier s’était avéré buggué, ennuyeux et décevant ? Bien. Tropico 5, c’est à peu de choses près l’inverse. Un jeu qui ne paie pas de mine et qui ne promet pas la lune. Et qui s’offre en plus le luxe d’être drôle.

tropico5

Aux mains d’Haemimont Games depuis le troisième opus, la série Tropico commence à se faire un nom et ce nouvel épisode est bien parti pour être, sans pression, le meilleur city-builder de l’année. Bon, ce n’est pas comme si la concurrence était super rude.

Dans Tropico, vous êtes El Presidente, mandaté par la couronne d’Angleterre pour diriger un îlot perdu au fond des Caraïbes. Ambiance tropiques, plages et cocotiers qui font du bien en ce gris printemps. Votre mission : rendre votre île aussi attractive et lucrative que possible par divers moyens mais surtout garder vos fesses sur votre siège de gouverneur coûte que coûte. Par la démocratie si possible, par la dictature si nécessaire. Et comme on est jamais à l’abri d’un mauvais coup du sort, il ne faut pas oublier de penser à garnir son compte en Suisse de manière plus ou moins légale dans le même temps.

tropico5Le jeu commence à l’époque coloniale, où on satisfait sagement les desideratas de Sa Majesté, tout en fomentant sa prise d’indépendance. Dès lors, il faut parvenir à survivre au 20e siècle en jouant finement de ses relations diplomatiques aux deux Guerres Mondiales puis à la Guerre Froide (des routes commerciales sont en jeu). Enfin, arrivé à l’époque moderne, il faut parvenir à nouer des liens avec les États-Unis, l’Europe, la Chine, le Moyen-Orient et la Russie. Évidemment, au fil des époques, on débloque de nouvelles technologies et de nouveaux bâtiments pour prospérer encore plus.

Tropico 5 Même si cet épisode propose pour la première fois du multijoueur (mais qui joue à un city-builder en multijoueur ?), l’intérêt du jeu réside principalement sa campagne. D’abord parce qu’elle est drôle, vraiment. Le scénario est rempli de rebondissements loufoques et les textes regorgent d’humour grinçant ou absurde comme on aime bien sur Internet. Les personnages sont tous plus barrés les uns que les autres et très bien interprétés : la conseillère libérale foldingue, le conseiller présidentiel en adoration, la speakerine de la radio déjantée… On ne signale que trop rarement la qualité de la traduction d’un jeu. Celle de Tropico 5 est tout simplement géniale. Géniale.

tropico5_previewscreenshot_feb2014 (11)En plus de tout cela, la campagne est vraiment agréable à faire. On gère deux îles en alternance d’une mission à une autre, ce qui évite de se lasser. La difficulté est progressive et les objectifs suffisamment variés pour qu’on ait pas toujours l’impression de refaire à chaque fois la même chose. Mais la prise en main reste vraiment simple et rien ne manque, même si certains aspects auraient pu être mieux conçus. On ne comprend aussi parfois pas trop pourquoi certains problèmes ne sont pas résolus alors que l’on a installé tous les bâtiments qu’il faut… Comme dans tous les city-builders. Pas simple de satisfaire tous les habitants de l’île. Même si on ne dépasse jamais le millier d’âmes sur son île, tous ont un nom, une personnalité, une famille et appartiennent à l’une des huit factions (dévots, écolos, militaristes, communistes…). tropico5Autant dire qu’il y a toujours un mécontent à satisfaire et que la révolte peut vite gronder. Heureusement qu’un peu d’argent suffit toujours à calmer le plus virulent des grévistes. Dans le pire des cas, vos loyaux services secrets sont toujours heureux de filer un coup de main. On peut toujours s’arranger et l’ambiance “république” bananière est en tout cas vraiment là !

Pas prétentieux pour un sou, Tropico 5 est une vraie bouffée d’air frais. Franchement drôle, assez consistant pour passer pas mal d’heures dessus, accessible même aux novices du genre grâce à sa difficulté progressive, c’est un jeu vraiment très sympathique. Certes, les ajouts apportés par rapport à l’épisode précédent ne sont pas bouleversants mais suffiront à intéresser même l’inconditionnel de la série. Bref, que vous ayez toujours eu envie d’être acclamé par votre peuple (quitte à un peu lui forcer la main) ou juste envie d’un aller-retour express pour les îles, foncez !

Tropico 5 est disponible pour 45€ sur PC depuis la fin mai et verra le jour cet été sur Xbox 360 puis cet automne sur PlayStation 4

Vous vous souvenez comme le SimCity dégueulant d’ambitions sorti l’an dernier s’était avéré buggué, ennuyeux et décevant ? Bien. Tropico 5, c’est à peu de choses près l’inverse. Un jeu qui ne paie pas de mine et qui ne promet pas la lune. Et qui s’offre en plus le luxe d’être drôle.

tropico5

Aux mains d’Haemimont Games depuis le troisième opus, la série Tropico commence à se faire un nom et ce nouvel épisode est bien parti pour être, sans pression, le meilleur city-builder de l’année. Bon, ce n’est pas comme si la concurrence était super rude.

Dans Tropico, vous êtes El Presidente, mandaté par la couronne d’Angleterre pour diriger un îlot perdu au fond des Caraïbes. Ambiance tropiques, plages et cocotiers qui font du bien en ce gris printemps. Votre mission : rendre votre île aussi attractive et lucrative que possible par divers moyens mais surtout garder vos fesses sur votre siège de gouverneur coûte que coûte. Par la démocratie si possible, par la dictature si nécessaire. Et comme on est jamais à l’abri d’un mauvais coup du sort, il ne faut pas oublier de penser à garnir son compte en Suisse de manière plus ou moins légale dans le même temps.

tropico5Le jeu commence à l’époque coloniale, où on satisfait sagement les desideratas de Sa Majesté, tout en fomentant sa prise d’indépendance. Dès lors, il faut parvenir à survivre au 20e siècle en jouant finement de ses relations diplomatiques aux deux Guerres Mondiales puis à la Guerre Froide (des routes commerciales sont en jeu). Enfin, arrivé à l’époque moderne, il faut parvenir à nouer des liens avec les États-Unis, l’Europe, la Chine, le Moyen-Orient et la Russie. Évidemment, au fil des époques, on débloque de nouvelles technologies et de nouveaux bâtiments pour prospérer encore plus.

Tropico 5 Même si cet épisode propose pour la première fois du multijoueur (mais qui joue à un city-builder en multijoueur ?), l’intérêt du jeu réside principalement sa campagne. D’abord parce qu’elle est drôle, vraiment. Le scénario est rempli de rebondissements loufoques et les textes regorgent d’humour grinçant ou absurde comme on aime bien sur Internet. Les personnages sont tous plus barrés les uns que les autres et très bien interprétés : la conseillère libérale foldingue, le conseiller présidentiel en adoration, la speakerine de la radio déjantée… On ne signale que trop rarement la qualité de la traduction d’un jeu. Celle de Tropico 5 est tout simplement géniale. Géniale.

tropico5_previewscreenshot_feb2014 (11)En plus de tout cela, la campagne est vraiment agréable à faire. On gère deux îles en alternance d’une mission à une autre, ce qui évite de se lasser. La difficulté est progressive et les objectifs suffisamment variés pour qu’on ait pas toujours l’impression de refaire à chaque fois la même chose. Mais la prise en main reste vraiment simple et rien ne manque, même si certains aspects auraient pu être mieux conçus. On ne comprend aussi parfois pas trop pourquoi certains problèmes ne sont pas résolus alors que l’on a installé tous les bâtiments qu’il faut… Comme dans tous les city-builders. Pas simple de satisfaire tous les habitants de l’île. Même si on ne dépasse jamais le millier d’âmes sur son île, tous ont un nom, une personnalité, une famille et appartiennent à l’une des huit factions (dévots, écolos, militaristes, communistes…). tropico5Autant dire qu’il y a toujours un mécontent à satisfaire et que la révolte peut vite gronder. Heureusement qu’un peu d’argent suffit toujours à calmer le plus virulent des grévistes. Dans le pire des cas, vos loyaux services secrets sont toujours heureux de filer un coup de main. On peut toujours s’arranger et l’ambiance “république” bananière est en tout cas vraiment là !

Pas prétentieux pour un sou, Tropico 5 est une vraie bouffée d’air frais. Franchement drôle, assez consistant pour passer pas mal d’heures dessus, accessible même aux novices du genre grâce à sa difficulté progressive, c’est un jeu vraiment très sympathique. Certes, les ajouts apportés par rapport à l’épisode précédent ne sont pas bouleversants mais suffiront à intéresser même l’inconditionnel de la série. Bref, que vous ayez toujours eu envie d’être acclamé par votre peuple (quitte à un peu lui forcer la main) ou juste envie d’un aller-retour express pour les îles, foncez !

Tropico 5 est disponible pour 45€ sur PC depuis la fin mai et verra le jour cet été sur Xbox 360 puis cet automne sur PlayStation 4

Notre avis

FIDEL CASTROFL

8 / 10