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Test du Xiaomi Mi 9 : un (presque) flaghsip à moins de 500 euros

Performances, Logiciel et Autonomie

Smartphone

Par Camille Suard le

Comme chaque année, Qualcomm commercialise une nouvelle puce mobile pour les smartphones haut de gamme. Fraîchement arrivé sur le marché, le Snapdragon 855 offre un premier contact sur le Mi 9 vraiment convaincant. Les scores obtenus aux benchmarks viennent appuyer et confirmer l’expérience : le terminal fait preuve d’une fluidité irréprochable au quotidien et ne laisse apparaître aucune baisse de framerate même pour des jeux particulièrement gourmands. Rien qu’en lançant les démonstrations de tests de performance, l’affichage présente des graphismes très élevés, s’animer sans aucun bug ou ralentissement. Absolument rien à redire. C’est un monstre qui sait garder son sang-froid. Nous avons eu pour test la version à 6/128 Go mais il existe aussi un autre modèle du Mi 8 avec 64 Go de RAM. Comme il n’existe pas la possibilité d’étendre l’espace de stockage avec une micro SD… c’est un peu léger.

Pour la partie logicielle, Xiaomi propose sans surprise le tandem Android Pie 9 et MIUI 10.2. L’interface maison prend toujours autant le dessus sur l’OS de Google : pas de tiroir d’application, des gestes et boutons de navigations inversés, un style esthétique éloignés, des options et organisations différentes… Ça ne convient pas à tout le monde. Néanmoins, cette surcouche ne vient pas les mains vides, mais apporte son lot de personnalisations bienvenues comme le contraste automatique, la température et le profil colorimétrique de l’écran, les seconds espaces, l’affichage des notifications et de l’indicateur de la batterie, etc.

Enfin, un mot sur la sécurité du téléphone. Pour déverrouiller ce dernier, on peut utiliser les traditionnels schémas et mots de passe, mais aussi le lecteur d’empreintes placé sous la dalle. Il ne s’agit pas d’un ultrasonique tant vanté par Samsung sur ses derniers terminaux, mais comme sur le Mi 8 Pro que nous avions testé il y a quelques mois. Après un petit temps d’adaptation et enregistré mécaniquement le bon geste, il fonctionne assez bien. Néanmoins cela reste moins rapide que les capteurs d’empreintes plus traditionnels. En ce moment, je préfère jouer entre une reconnaissance faciale à l’avant et un lecteur digital à l’arrière pour répondre à plus de situations. Pour la reconnaissance faciale 2D, il faut comme toujours effectuer une petite entourloupe dans les paramètres pour basculer son smartphone vers la localisation Hong-Kong.

Le Mi 9 embarque une batterie d’une capacité de 3300 mAh. Sans faire de réels miracles, il réussit à se positionner dans la moyenne. Pendant la semaine d’essai, il a réussi à tenir à chaque fois 24 heures complètes. Cela reste un peu décevant puisque la concurrence fait mieux, je pense notamment au Honor View 20 et OnePlus 6T. Avec le chargeur officiel, le smartphone est passé de 3 % à 57 % en une demi-heure et il lui a fallu un total d’une heure et quart pour atteindre les 100 %. On a aussi essayé avec la recharge sans fil puisqu’il possède cette comptabilité. Avec le chargeur Xiaomi de 20 W, le Mi 9 a gagné plus de 50 % en 45 minutes. J’ai patienté une heure et 45 minutes pour passer de 2 à 100 %. À noter que ce système souffle pendant une bonne partie de la recharge.