Test

Test Xiaomi Mi Mix 3 : un beau bijou de technologie performant et innovant

Logiciel, Performances et Batterie

Notre avis
9 / 10
Android

Par Camille Suard le

Le Mi Mix 3 profite de la dernière version de l’interface maison de Xiaomi : MIUI 10. Celle-ci complète grandement l’expérience de l’OS de Google Android Pie 9. Comme évoqué plus haut, la surcouche permet de modifier le profil de l’écran à sa guise dont la température des couleurs, le contraste constant ou automatique, la taille du texte, le mode lecture, le double tap pour réveiller l’écran, etc. MIUI permet offre également la possibilité de gérer ses notifications, l’indicateur de batterie, le mode verrouillage des applications, le second espace pour les multicomptes, etc. Le sliders qui dévoile les deux caméras frontales peut aussi être personnalisé pour ouvrir une autre application que le logiciel photo et même bénéficier d’un son particulier.

Difficile de retrouver Android avec l’omniprésence de MIUI. Cette dernière peut paraître pour certains moins bien organisée et lisible que l’OS de Google dans sa version la plus pure, pour d’autres elle apporte réellement une expérience plus complète et appréciable au quotidien. C’est une question de goût et d’habitude avant tout.

Côté performances, le Mi Mix 3 embarque un Snapdragon 845 soit la puce mobile la plus haut de gamme de Qualcomm actuellement sur le marché. À cela s’ajoutent 6 Go de RAM et 128 Go d’espace de stockage. L’expérience est fluide pour effectuer n’importe quelle tâche et l’appareil fait tourner sans le moindre souci et avec la configuration graphique la plus haute des jeux très gourmands en ressources comme PUBG Mobile. Notons que son dos en céramique a tendance évidemment à chauffer, mais les pics de températures ne rendent jamais impossible la prise en main.

Le smartphone de Xiaomi intègre une batterie de 3200 mAh. Une capacité qui peut paraître assez légère compte tenu du segment qu’il occupe sur le marché. Malgré une importante diagonale d’écran, n’oublions pas non plus qu’il s’agit d’une dalle Amoled et que MIUI et le Snapdragon 845 sont capables de bien des miracles concernant la gestion énergétique de leurs appareils. Et en effet, le Mi Mix 3 ne souffre pas d’un manque d’endurance, loin de là. Avec une utilisation assez poussée, il ne s’essouffle qu’au bout d’une bonne journée et demie.

Il profite de la recharge rapide Quick Charge 4+ de Qualcomm. Le coffret livré avec le smartphone propose d’ailleurs un chargeur compatible ainsi qu’une station d’accueil de recharge sans-fil Qi à 10 Watts. Avec la première solution de l’adaptateur secteur, nous sommes passés de 3% à 100% en une heure et 20 minutes, sachant que la charge se veut plus rapide au début et se ralentit pour les derniers pourcentages. Avec le dock Qi, le temps est bien évidemment plus long. Nous sommes passés de 3 à 100% en une heure et 55 minutes environ. Quoi qu’il en soit, le Mi Mix 3 n’a pas à rougir de la concurrence.

Que vaut-il en photo ?

À l’arrière, le Xiaomi Mi Mix 3 comporte un double module photo, composé lui-même d’un premier capteur Sony IMX363 de 12 Mégapixels (f/1,8) censé notamment améliorer les captures de nuit et un second fabriqué par Samsung S5K3M3+ de 12 Mégapixels également (f/2,4) avec une fonction zoom x2 et dopé à l’intelligence artificielle. Vu comme ça, la configuration semble être exactement la même que celle déjà présente sur le Mi 8, Mi 8 Pro ou même Mi Mix 2S. Néanmoins, Xiaomi a perfectionné sa partie logicielle pour une meilleure qualité de ses photos. Les smartphones précédemment cités proposaient déjà une qualité photographique très appréciable, celle du Mi Mix 3 brille d’autant plus. Et en effet, en hautes lumières on observe plus de détails, une plus grande justesse dans le traitement des textures et des couleurs toujours aussi bien contrastées. Bref, les clichés ne manquent pas de piquet. Dans les environnements baignés de lumière, le HDR est conseillé et fait d’ailleurs quelques miracles. Quant à l’intelligence artificielle, elle a parfois l’avantage de bien reconnaître les scènes et d’optimiser la configuration, mais attention aux couleurs qui dans certains cas se trouvent saturées : c’est le cas avec la végétation notamment. En intérieur, les photos souffrent très souvent de surexposition et sont peu friandes du contre-jour.

En basses lumières, les photos maintiennent de très nombreux détails sans pour autant se voir envahir d’un bruit trop pesant, un très bon point qui manque en général aux smartphones. Le mode portrait réussit encore à bien délimiter le sujet photographié, mais il faut noter que si les contrastes sont bien conservés par rapport aux clichés pris en plein jour, la fidélité des couleurs impressionne moins. En effet il n’est pas rare de constater la présence d’un voile jaunâtre sur les photos. Le mode nuit demande un petit temps de patience pour corriger le tir : il apporte plus de netteté et une meilleure gestion des sources lumineuses.

La caméra frontale principale opte pour un capteur Sony IMX576 de 24 Mégapixels et un second de 2 Mégapixels pour renforcer le premier grâce aux algorithmes de l’IA de Xiaomi. Les résultats sont satisfaisants avec assez de détails, des couleurs réalistes et un bon contraste. Seul en intérieur les autoportraits risquent de souffrir de surexposition. Ce double module profite aussi de plusieurs modes bienvenues comme celui dédié au portrait, simulant un flou en arrière-plan. Ce dernier se trouve assez convaincant, avec une délimitation des contours plutôt adroite. On trouve par ailleurs un mode beauté, un autre pour la nuit, un éclairage studio pour des effets dispensables, etc. Ajoutons que cet équipement bénéficie aussi d’un flash.