Il y a an, Prime Video suivait la voie ouverte par Netflix et Disney+ en intégrant des pages de publicité dans sa formule la moins chère. Comme ses concurrentes, l’entreprise américaine cherchait à diversifier ses sources de revenus et à se rendre plus attractive. L’entreprise promettait alors une moyenne de trois minutes et 30 secondes par heure, bien loin des standards de la télévision linéaire aux États-Unis mais aussi en France. Dans le domaine de la SVoD, la filiale de Prime Video s’illustrait aussi en bas du classement face à Netflix et ses 4 à 5 minutes de publicités par heure.
Pour autant, de nombreux utilisateurs se plaignent de voir le nombre de publicités croître depuis quelques mois. Selon un rapport d’AdWeek, il a considérablement augmenté. Le média spécialisé dans l’actualité de la publicité explique avoir mis la main sur un email envoyé par la firme à un acheteur publicitaire. Selon le document, les trois minutes et demie d’interruption ne sont plus vraiment à l’ordre du jour.
On peut lire : “La charge publicitaire sur Prime Video a progressivement augmenté pour atteindre quatre à six minutes par heure”. Le mail aurait été envoyé plus tôt dans le mois aux annonceurs. L’information est confirmée par la Superviseure programmatique d’une agence qui collabore avec Prime Video. Interrogée par le média américain, elle explique : “Ils nous ont dit que la charge allait augmenter. Cela s’est confirmé récemment lorsque nous avons constaté une augmentation du nombre de publicités disponibles dans le système”. Un porte-parole d’Amazon contacté par Adweek n’a pas répondu aux questions du média américain mais a renvoyé vers un communiqué partagé par l’entreprise sur la publicité chez Prime Video.
“Alors que la demande continue de croître, notre engagement est d’améliorer l’expérience publicitaire plutôt que de simplement augmenter le nombre de publicités affichées”.
Et en France ?
Après plusieurs visites sur Prime Video en France, il semblerait que le nombre d’interruptions n’ait pas encore atteint les quatre minutes dans la plupart des cas. Pour une série récente comme Surcompensation, nous avons constaté que les publicités ne dépassaient pas les deux minutes pendant une heure via la version web du site. Pour un film, même constat avec 15 secondes avant le lancement du programme et un mid-roll d’une quarantaine de secondes. Sur téléviseur, c’est une autre paire de manches. Pour la série Escort Boys, il faut compter entre deux et trois interruptions par épisode, d’environs une minutes et 30 secondes. Chaque chapitre est introduit par un sport publicitaire de 15 secondes. Il faut dire que la série compte parmi les programmes les plus populaires du moment, un accueil que Prime Video a sans doute mis en avant pour faire valoir le prix de ses campagnes publicitaire.
À dire vrai, les publicités du Prime Video ne sont pas aussi calibrées que chez nombre des concurrents puisque certains programmes sont sponsorisés par des marques. En échange d’une séquence de quelques secondes au début des épisodes d’une série, les spectateurs peuvent profiter d’une expérience dénuée de coupure ensuite. C’était le cas sur My Lady Jane en 2024.
Le programme était sponsorisé par une marque de cosmétique, dont le cœur de cible était aussi celui de la série. Les bénéfices sont doubles, les spectateurs ont l’impression de profiter d’une faveur et Prime Video peut tout de même générer des recettes publicitaires en mettant en avant une position de choix dans un océan de pages de réclame.
*** La rédaction a contacté Prime Video pour obtenir des précisions concernant la durée des publicités sur la plateforme et la situation en France. Cet article sera mis à jour pour inclure une réponse d’Amazon ou de l’un de ses représentants ***
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.