« Une requête ChatGPT consomme environ 0,34 watt-heure, soit ce qu’un four utiliserait en une seconde, ou ce qu’une ampoule basse consommation consommerait en deux minutes », écrit Sam Altman sur son blog. Côté eau, il évoque « environ un quinzième de cuillère à café ». Ces chiffres sont loin d’être alarmants… jusqu’à ce qu’on les multiplie.
Une demande minime, mais des usages massifs
Avec quelque 400 millions d’utilisateurs hebdomadaires – un chiffre en constante augmentation – l’impact environnemental de ChatGPT s’additionne très rapidement. Sans même parler des autres modèles d’IA, comme Gemini de Google ou Claude d’Anthropic, également massivement utilisés. Dans ce contexte, la faible empreinte individuelle d’une requête devient un sujet de société.
L’inquiétude monte à mesure que l’IA devient omniprésente dans nos vies. Une panne de ChatGPT survenue récemment, durant plus de dix heures, a laissé des millions d’internautes sans leur assistant virtuel habituel… Un incident révélateur du niveau de dépendance atteint. Si Sam Altman cherche à rassurer, en montrant que la consommation de ChatGPT reste modérée, le débat est évidemment loin d’être clos.
Dans le même billet, Sam Altman dresse un panorama optimiste de l’avenir. Selon lui, nous avons franchi un cap technique. L’IA accélère la recherche scientifique, libère la productivité et permet déjà à certains chercheurs « de faire en un an ce qui leur prenait une décennie auparavant ». Les années à venir promettent des avancées spectaculaires, notamment dans le développement de robots capables de produire d’autres robots, ou de systèmes capables de générer leurs propres améliorations… toujours d’après le patron d’OpenAI.
L’objectif, selon le dirigeant, est que le coût de l’intelligence converge vers celui de l’électricité. Mais cette dynamique a un prix : alimenter les centres de données, entraîner les modèles, maintenir l’infrastructure. Et selon certaines estimations, l’IA pourrait consommer à terme plus d’électricité que le minage de cryptomonnaies. La question de l’optimisation énergétique devient alors centrale, tant pour les entreprises que pour les gouvernements.
Sam Altman affirme aussi vouloir éviter la concentration excessive du pouvoir que confère l’intelligence artificielle. Il plaide pour une large accessibilité, une gouvernance partagée, et pour que la société dans son ensemble participe à la définition des limites de ces technologies.
Il faudra certainement que ces ambitions s’accompagnent de mesures concrètes pour limiter l’empreinte écologique de l’IA. Car si ChatGPT devient un jour l’équivalent énergétique d’une lumière qui reste allumée partout, tout le temps, il faudra bien se demander qui paiera la facture.
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