L’IA investit de plus en plus de facettes de nos vies, et Meta teste actuellement une fonctionnalité inédite, avec des chatbots capables d’initier spontanément des conversations privées avec les utilisateurs sur Facebook, Instagram et WhatsApp.
“CC ça va ?”
Si l’on en croit des documents internes à l’entreprise révélés par Business Insider, l’entreprise collaborerait depuis quelques mois avec la société américaine Alignerr, pour développer des chatbots capables d’envoyer des messages privés non sollicités aux utilisateurs, dans le cadre d’une expérimentation baptisée Project Omni.
Concrètement, il suffira d’une première interaction avec un chatbot via l’AI Studio de Meta pour que celui-ci puisse, après un certain délai, relancer l’utilisateur directement dans ses messageries. Ces messages s’appuieront sur les échanges antérieurs pour proposer des relances personnalisées, à l’image de ce que proposait déjà l’IA Replika avec qui nous avions entamé une relation virtuelle l’année dernière.
Encore un peu plus de proximité
L’objectif affiché par Meta est double : enrichir l’expérience utilisateur en facilitant des interactions plus personnelles avec l’IA, et stimuler l’engagement sur ses plateformes, dans un contexte où la fidélisation des utilisateurs devient un enjeu stratégique majeur. Si la promesse est belle (ou inquiétante), se pose inévitablement la question des données personnelles, et de leur exploitation.
Consciente du risque, Meta a posé des limites strictes à l’initiative de ses chatbots. Selon les directives internes, un chatbot ne pourra relancer un utilisateur que si ce dernier a déjà échangé au moins cinq messages avec lui au cours des deux dernières semaines. En l’absence de réponse, le bot n’insistera pas. Si l’utilisateur répond, une nouvelle relance ne sera possible qu’après un délai de deux semaines. Meta promet aussi que les chatbots devront éviter les sujets sensibles ou polémiques, à moins que l’utilisateur ne les aborde lui-même.
Un déploiement progressif et sous surveillance
Pour l’heure, la fonctionnalité est en phase de test, principalement aux États-Unis. Son déploiement à grande échelle dépendra de l’accueil réservé par les utilisateurs et des ajustements réglementaires, notamment en Europe où la protection des données reste un enjeu central.
Meta, qui ambitionne de générer plusieurs milliards de dollars de revenus grâce à ses produits d’IA d’ici 2035, avance prudemment, consciente que l’équilibre entre innovation, respect de la vie privée et acceptabilité sociale sera déterminant pour l’avenir de ses chatbots. Reste que l’arrivée de ces chatbots capables de vous envoyer spontanément des DM sur Facebook ou WhatsApp marque une nouvelle étape dans l’automatisation des interactions numériques.
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