Après le succès tonitruant de sa berline SU7, Xiaomi enchaîne avec un second véhicule électrique : le YU7. Ce nouveau SUV s’inscrit dans la même logique que son prédécesseur — proposer un produit très bien équipé à un tarif nettement inférieur à la concurrence occidentale. Trois versions sont proposées, dont une YU7 Max à double moteur développant 508 kW, capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 3,23 secondes… soit mieux que la Porsche Macan Turbo électrique !
Un SUV surpuissant et étonnamment abordable
Côté autonomie, Xiaomi annonce jusqu’à 833 km pour la version Standard, selon le cycle chinois CLTC, généralement optimiste. Le véhicule est doté d’une architecture 800 volts qui permet une recharge de 10 à 80 % en 12 minutes, ou 620 km ajoutés en 15 minutes. Le tout est proposé à partir de 253.500 yuans, soit environ 30.000 €, bien en dessous de nombreux concurrents occidentaux.
Le succès ne s’est pas fait attendre. Xiaomi a annoncé 289.000 précommandes dans l’heure (!) suivant l’ouverture des réservations. Si ces précommandes — payées 700 $ pièce — se concrétisent, le constructeur pourrait dépasser les chiffres de production de plusieurs marchés européens. L’an dernier, le SU7 avait enregistré 90.000 précommandes en 24 heures. Résultat : plus de 250 000 unités livrées en un an. Xiaomi prévoit désormais 350.000 livraisons pour 2025, le YU7 devant contribuer significativement à cet objectif.
Fidèle à ses racines, Xiaomi intègre à ses véhicules une belle panoplie d’équipements numériques. Le YU7 propose un écran panoramique HyperVision sur tout le pare-brise, des sièges massants à l’avant comme à l’arrière, et surtout une intégration poussée de l’écosystème Xiaomi. Grâce à son système HyperOS, le véhicule interagit avec les autres produits de la marque : thermostats, caméras, aspirateurs et même agenda personnel.
La voiture prend aussi en charge CarPlay, l’Apple Watch et la connexion UWB pour les iPhone. Une fonction rare dans le monde des véhicules chinois, souvent enfermés dans leurs propres écosystèmes.
Sur le plan de l’aide à la conduite, le YU7 embarque un arsenal complet : lidar, 11 caméras HD, radar millimétrique, 12 capteurs à ultrasons et une puce Nvidia Drive AGX Thor de 700 TOPS. Xiaomi reste cependant prudent sur le terrain du « tout autonome », notamment après un accident mortel impliquant le SU7. Contrairement à Tesla, la marque évite de promettre une conduite sans intervention humaine.
Enfin, Xiaomi vise déjà plus loin. L’entreprise prévoit de doubler le nombre de ses magasins à l’international (10.000 prévus) et envisage de lancer la vente de ses voitures hors de Chine à partir de 2027. Si l’exportation vers les États-Unis reste freinée par les droits de douane, l’Europe est dans le viseur.
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