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Grands excès de vitesse : à partir de cette semaine, vous risquez la prison dès la première infraction

Dès le 29 décembre 2025, dépasser la vitesse maximale autorisée devient un délit pénal en France.

​La mesure va faire grincer des dents chez les automobilistes. Jusqu’ici, un excès de vitesse supérieur à 50 km/h relevait d’une contravention de 5e classe, jugée au tribunal avec une amende maximale de 1500 €, un retrait de 6 points et des peines complémentaires comme la suspension de permis. Dès le 29 décembre 2025, les choses changent. Le décret n° 2025-1269 du 22 décembre, publié au Journal officiel, qui applique la loi n° 2025-622 du 9 juillet sur l’homicide routier et la violence routière vient durcir le ton : dès la première infraction, le contrevenant encourt désormais jusqu’à 3 mois de prison ferme, 3 750€ d’amende et une inscription au casier judiciaire.

Quels excès de vitesse seront concernés ?

Cette réforme répond à une hausse alarmante des infractions : en 2024, la sécurité routière a relevé 63217 grands excès de vitesse, soit +69% par rapport à 2017. Les autorités visent à inverser la tendance en rendant l’infraction plus dissuasive, et surtout délictuelle.

Car c’est là que tout change : le passage en délit implique un passage devant le tribunal correctionnel, avec un arsenal pénal renforcé. Outre la peine d’emprisonnement et l’amende maximale de 3750 €, les juges pourront aussi prononcer la confiscation du véhicule, obligatoire en cas de récidive mais possible dès la première fois, la suspension ou annulation du permis de conduire, potentiellement jusqu’à 5 ans en cas de circonstances aggravantes, ainsi qu’une interdiction de conduire certains véhicules, un stage de sensibilisation obligatoire et un retrait de 6 points.

Circonstances aggravantes

En cas d’accident, le grand excès de vitesse devient une circonstance aggravante pour les homicides ou blessures involontaires, avec une majoration de peine jusqu’à 7 ans de prison et 75000 € d’amende sans ITT supérieure à 3 mois, ou plus en cas de gravité accrue. Les préfets gagnent aussi en flexibilité avec des amendes forfaitaires possibles pour accélérer les procédures mineures.

Avec l’application de ce nouveau texte initialement voté en 2023, les pouvoirs publics espèrent un effet dissuasif immédiat, qui poussera naturellement les automobilistes à lever le pied. Si les associations de défense des automobilistes crient déjà à la surpénalisation, les chiffres semblent plutôt pencher pour un durcissement : malgré une baisse globale ces dernières années, les grands excès de vitesse font de lourds dégâts sur la route.

Voici ce qui change

Dès lundi 29 décembre, tout automobiliste flashé à plus de 50 km/h au-dessus de la limitation, que ce soit en ville (à 100 km/h au lieu de 50), sur route (à 140 au lieu de 90) ou autoroute (à 200 au lieu de 130), passera devant la justice. Un basculement qui permet à la France de s’aligner sur des standards plus stricts observés ailleurs en Europe. Les automobilistes français devront s’adapter rapidement, sous peine de voir leur mobilité et leur casier touchés.

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Source : BFMTV

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