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Cette alternative européenne à Google Chrome explose en Europe

Alors que l’Europe cherche à renforcer sa souveraineté numérique face aux géants américains, la domination de Google Chrome s’effrite légèrement au profit d’alternatives européennes comme Vivaldi, qui revendique une croissance marquée dans plusieurs pays du continent.

Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les États européens cherchent de plus en plus à affirmer leur souveraineté numérique. Les alternatives aux produits américains commencent à gagner en popularité auprès du consommateur, à tel point que certaines applications que l’on pensait indétrônables ne semblent aujourd’hui plus en odeur de sainteté sur le Vieux continent.

C’est notamment le cas de Google Chrome qui, en Europe, possédait en janvier 2026 une part de marché de près de 60%. C’est loin devant les Safari et autres Firefox, mais c’est un chiffre qui tend à légèrement diminuer depuis un an et le début du second mandat de Donald Trump. Et il diminue au profit d’applications européennes.

Le sursaut numérique européen semble aujourd’hui passer par Vivaldi. Inspiré du nom du célèbre compositeur italien, ce navigateur web est développé depuis 2015 par une équipe islando-norvégienne. Il s’agit aujourd’hui du seul navigateur entièrement européen depuis le rachat en 2016 d’Opera par un consortium chinois.

Jusqu’à +200% de croissance

Face aux géants américains, Vivaldi peut se targuer de connaître une croissance spectaculaire en Europe. Depuis janvier, en Norvège, le navigateur affiche une croissance de 140% d’utilisateurs en plus. Ce chiffre grimpe même à 200% pour la Norvège. “En tant que seul navigateur européen « à part entière », nous voyons de plus en plus d’utilisateurs se tourner vers nous”, se réjouit Haakon Rølmann, directeur de la communication chez Vivaldi.

Ces chiffres sont bien sûr à nuancer, puisqu’il s’agit bien de croissance et non pas de parts de marché, mais ils reflètent très bien l’intérêt du consommateur européen pour des services produits chez lui. D’ailleurs, Vivaldi a de sérieux arguments à faire-valoir, puisqu’il fait du respect de la vie privée de l’utilisateur un choix stratégique. L’app bloque nativement les traqueurs, elle collecte peu de données et ne repose pas sur un modèle publicitaire massif.

Enfin, Vivaldi a l’avantage d’être développé sur Chromium, la base de Google Chrome. Cela permet au navigateur européen de faciliter la migration des utilisateurs de Chrome vers Vivaldi, et donc le passage de données comme les mots de passe ou les extensions. L’interface reste, elle aussi, fort semblable.

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