C’est une petite nouveauté qui risque de surprendre pas mal d’utilisateurs outre Manche. Avec iOS 26.4, Apple demande désormais aux propriétaires d’iPhone et d’iPad au Royaume-Uni de confirmer qu’ils ont bien 18 ans ou plus pour accéder à certaines fonctions.
Étape obligatoire après la mise à jour
Dès l’installation de la mise à jour, un message apparaît en expliquant que la loi britannique impose de vérifier son âge pour modifier certains réglages liés aux contenus. Pour passer cette étape, plusieurs options sont proposées. Il est possible d’ajouter une carte de crédit, de scanner un document d’identité, ou simplement de laisser Apple vérifier des informations déjà associées au compte, comme un moyen de paiement existant ou son ancienneté.
Si l’utilisateur ne joue pas le jeu (ou s’il est identifié comme mineur), le système active automatiquement des filtres de contenu. De quoi limiter l’accès à certains services jugés sensibles (sur l’App Store, certaines apps sont interdites aux moins de 18 ans). Les plus jeunes ne sont pas oubliés : en dessous de 13 ans, impossible de créer un compte sans passer par un parent ou un tuteur. Apple reste en revanche assez flou sur les usages concernés. L’entreprise évoque des fonctions « réservées aux adultes », sans entrer dans les détails.
Du côté des autorités, l’accueil est plutôt positif. Le régulateur britannique Ofcom parle même d’un « vrai progrès » pour la protection des enfants en ligne. La mesure s’inscrit dans le prolongement de l’Online Safety Act, qui depuis l’an dernier pousse les plateformes à mieux encadrer l’accès aux contenus sensibles. Apple va ici un peu plus loin en intégrant ces contrôles directement dans ses appareils. Une approche qui pourrait inspirer d’autres acteurs du secteur.
Dans la foulée, le Royaume-Uni multiplie les expérimentations. Des tests sont en cours pour limiter l’usage des réseaux sociaux chez les adolescents, avec des applications bloquées la nuit ou plafonnées à une heure par jour. Une autre piste consiste à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.
Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une intrusion jugée excessive. L’association Big Brother Watch estime qu’Apple a « franchi une ligne » en imposant ce type de vérification à grande échelle. Selon l’organisation, les utilisateurs se retrouvent face à un choix limité : partager leurs données… ou subir des restrictions sur l’appareil. La question de la vie privée revient régulièrement. Scanner une pièce d’identité ou fournir une carte de crédit ne rassure pas tout le monde, à un moment où les fuites de données sont fréquentes et de plus en plus dangereuses. Des internautes cherchent déjà à contourner le système : la pilule ne passe pas toujours.
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