Passer au contenu

XPeng devient (enfin) rentable et se lance dans un très cher pari sur l’IA

C’est la fête chez XPeng. Le constructeur chinois vient en effet d’engranger son tout premier trimestre bénéficiaire ! Une étape importante qui cache surtout un changement de stratégie : l’entreprise veut désormais gagner de l’argent autrement qu’en vendant des voitures. Ça semble paradoxal ? Pas tant que ça.

XPeng peut souffler. Pour la première fois depuis sa création, le constructeur a terminé un trimestre dans le vert, avec un bénéfice net de 380 millions de yuans (environ 47 millions d’euros) au quatrième trimestre 2025. Dans un marché chinois ultra concurrentiel, où les prix sont tirés vers le bas, ce résultat vaut tout l’or du monde. XPeng a livré plus de 116.000 véhicules sur la période, un record, avec un chiffre d’affaires en hausse de 38 % sur un an.

XPeng gagne de l’argent ailleurs que dans ses voitures

Sur l’ensemble de l’année, la dynamique est encore plus marquée : les revenus ont presque doublé, et les livraisons ont explosé. Mais tout n’est pas encore rose. L’entreprise reste déficitaire en 2025, même si les pertes ont fortement diminué. Et pour début 2026, XPeng préfère jouer la prudence. Les prévisions de livraisons sont plus modestes, notamment en raison du ralentissement habituel lié au Nouvel An chinois. Bref, ce premier bénéfice est une étape importante, mais pas encore une garantie de stabilité.

La vraie nouveauté est ailleurs. XPeng ne se contente plus de vendre des voitures : il commence à monétiser sa technologie. Au quatrième trimestre, les revenus issus des services et autres activités ont dépassé les 3 milliards de yuans (376 millions d’euros), en forte progression. On y retrouve notamment la vente de technologies de conduite autonome à d’autres constructeurs, comme Volkswagen, mais aussi des pièces détachées et des crédits carbone.

C’est un changement qui ne fait pas de bruit, mais qui est stratégique. Car ces revenus améliorent sensiblement la rentabilité globale du groupe. Sans eux, les marges seraient bien plus faibles. En parallèle, XPeng a aussi serré les coûts. Malgré des modèles positionnés sur des segments de prix très concurrentiels, la marque parvient à améliorer ses marges grâce à des économies d’échelle et à une meilleure maîtrise de ses technologies.

Et la suite ? XPeng voit plus loin que l’automobile. Beaucoup plus loin, même. Le constructeur prévoit d’investir l’équivalent de 877 millions d’euros dans ce qu’il appelle l’« IA physique » dès cette année. Derrière ce terme un peu abstrait, on retrouve plusieurs projets très concrets. D’abord, une puce maison, baptisée « Turing », que XPeng compte utiliser dans ses véhicules… mais aussi proposer à d’autres entreprises. L’idée est de ne plus seulement fabriquer des voitures, mais aussi fournir la technologie qui les fait fonctionner.

Ensuite, les robotaxis, avec un lancement commercial prévu dans la seconde moitié de 2026. Là encore, XPeng ne veut pas devenir un simple opérateur de transport, mais plutôt vendre ses solutions techniques. Enfin, le groupe travaille sur des robots humanoïdes, dont la production en série est attendue d’ici la fin de l’année. Dans un premier temps, ils seront utilisés dans des environnements commerciaux, avant d’envisager d’autres usages.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Source : Futunn

Mode