On aurait tendance à penser que tous les chocolats se valent, au moins sur la partie industrielle. Sauf que d’un pays à l’autre en Europe, pour un même produit de 100 grammes, la facture peut varier du simple au triple. Alors que Pâques approche à grands pas, une étude Dealabs dévoile des écarts de prix surprenants sur le chocolat entre la France, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie. Et surprise, la France ne s’en tire pas si mal.
L’Italie gagne sur l’industriel
Pour les produits industriels, le classement est assez net. L’Italie se positionne comme le marché le plus abordable, suivie de l’Espagne. Le Royaume-Uni arrive dans une fourchette haute, et la France ferme la marche avec les prix les plus élevés. Mais ce n’est pas si simple, puisque notre pays se distingue aussi par une plus grande disparité de prix : on y trouve à la fois des options très accessibles et des références très (trop) chères.
Ce qui surprend davantage, c’est que la France se distingue sur un secteur en particulier : celui du haut de gamme. Là on on s’attendait à des prix mirobolants pour le pays de la gastronomie et des Meilleurs Ouvriers de France, le constat est inverse, puisque c’est chez nous que l’on retrouve les prix les plus compétitifs du marché européen pour des chocolats premium. Une raison de plus de passer au très bon chocolat plutôt qu’aux produits industriels bourrés de sucre.
Les surprises qui font gonfler le prix
L’explication de l’écart vertigineux entre produits industriels et premium tient en grande partie à la composition des premiers. Les œufs de Pâques industriels incluent souvent des éléments additionnels, jouets, emballages, figurines, qui font grimper le prix au gramme bien au-delà du chocolat lui-même. En clair, on paie autant pour le plastique que pour la fève de cacao, qui de son côté, reste plutôt timide (15% du produit final dans un Kinder Surprise par exemple).
Si on compare le prix au kilo, la différence entre industriel et moyen-haut de gamme n’est plus si flagrante : un Kinder Maxi par exemple, est commercialisé au prix de 10€ les 150 grammes, soit près de 67€ le kilo. C’est plus cher que chez Jeff de Bruges, qui vend ses chocolats fourrés à 65€ le kilo sur son site officiel. Sans grande surprise, le très haut de gamme reste le plus cher. Pour du chocolat Ducasse, il faudra compter environ 200€ le kilo.
Le timing qui change tout
L’étude de Dealabs ne s’arrête pas aux constats géographiques. Le moment où on achète ses chocolats de Pâques a aussi son importance. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, acheter tôt n’est pas nécessairement synonyme d’économies. Les promotions apparaissent certes dès janvier pour certains produits ou des éditions limitées, mais globalement, la fenêtre idéale se situe entre trois et cinq semaines avant Pâques. C’est là que les enseignes déploient leurs offres les plus agressives. La dernière semaine avant les fêtes, en revanche, est à éviter : les prix remontent dans les grandes enseignes, et les stocks sont souvent plus limités. Le meilleur plan, pour qui ne fait pas de la tradition pascale une priorité absolue, reste l’après-Pâques. C’est là que les enseignes bradent leurs invendus et que vous pouvez faire les meilleures affaires.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.