250 millions de voitures compatibles dans le monde, et la majorité de leurs conducteurs ne soupçonnent pas son existence. Android Auto embarque un menu développeur caché, accessible en quelques taps, et si la plupart de ses options ne servent qu’aux développeurs d’applis, deux d’entre elles peuvent changer concrètement l’expérience au quotidien.
Dix taps, et ça s’ouvre
La manipulation reprend exactement la même logique que le mode développeur sur Android. Il faut d’abord ouvrir les paramètres d’Android Auto sur le smartphone, pas depuis une icône sur l’écran d’accueil, l’appli n’en a pas. Il fait passer par les Paramètres du téléphone, puis la gestion des applications, puis Android Auto. Une fois dans l’appli, direction “Paramètres supplémentaires dans l’application”, puis la section “À propos” ou “Version” selon la surcouche du téléphone (One UI sur Samsung, Pixel UI sur les Google, etc).
Là, il faut tapoter une dizaine de fois de suite sur la ligne de version. Une fenêtre apparaît pour demander si vous souhaitez activer les paramètres de développement. On valide, et c’est tout. Le menu en question se retrouve ensuite dans les trois petits points en haut à droite de l’écran des paramètres, sous l’intitulé “Paramètres pour développeurs”. Pour en sortir, une option “Quitter le mode développeur” se trouve au même endroit.
Google prend soin de préciser que ces réglages “sont conçus pour le développement uniquement” et qu’une mauvaise manipulation peut perturber le fonctionnement d’Android Auto. Rien d’alarmant si on sait ce qu’on fait, mais c’est dit.
Ce qui est vraiment utile là-dedans
Le menu est volumineux, et franchement, la majorité des options ne concernent que les développeurs d’applications : logs de débogage, captures d’écran, enregistrement vidéo de l’interface. Rien d’utile pour un conducteur lambda. Deux paramètres font exception.
Le premier concerne la connexion sans fil. Android Auto peut fonctionner sans câble sur les véhicules et dongles compatibles, mais cette commodité a un coût : le téléphone cumule Wi-Fi, Bluetooth et GPS en simultané, ce qui peut le transformer en radiateur et vider la batterie à toute allure. L’option permet de forcer le retour au filaire, utile aussi pour diagnostiquer des plantages ou des déconnexions récurrentes, en isolant si le problème vient du sans-fil ou d’ailleurs.
Le second, c’est les “sources inconnues”. Par défaut, Android Auto n’affiche que les applications téléchargées via le Play Store et validées par Google. Cette option lève partiellement cette restriction : elle permet d’utiliser des applications installées manuellement, via F-Droid, un APK ou GitHub, à condition qu’elles soient compatibles avec Android Auto. Des applis comme Fermata Auto, CarStream, Tubular ou NewPipe rentrent dans cette case, et permettent notamment de lire des fichiers audio locaux ou du contenu YouTube sans publicités. En revanche, inutile de rêver à Netflix sur l’écran de bord car Google a verrouillé les lecteurs vidéo, et aucun paramètre caché ne change ça.
Si Android Auto fonctionne bien et que vous n’installez jamais d’applications hors Play Store, ce menu ne vous apportera rien. Environ 40% des utilisateurs ignorent totalement son existence selon une enquête d’Android Authority, et pour eux, ça peut rester comme ça. Mais pour ceux qui ont des soucis de connexion sans fil à répétition, ou qui veulent accéder à des applications alternatives non disponibles officiellement, l’activation vaut quelques minutes de curiosité.
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