Google s’attaque à un segment encore relativement discret du marché des objets connectés : les bracelets santé sans écran. Selon plusieurs sources concordantes chez Bloomberg, le groupe travaillerait sur un nouveau modèle développé sous la bannière Fitbit, avec un lancement prévu d’ici la fin de l’année.
Un bracelet Fitbit sans écran dans les cartons
L’existence du produit a été indirectement confirmée par Stephen Curry. Dans un billet sponso, la star de la NBA parle d’un dispositif porté au poignet qui promet « une nouvelle relation avec votre santé ». Une déclaration volontairement vague, accompagnée du logo Google, ce qui a rapidement attiré l’attention.
Visuellement, le bracelet se rapprocherait fortement des produits du fabricant Whoop : un bandeau en tissu, sans écran, avec des capteurs dédiés au suivi de l’activité physique et des constantes physiologiques. L’objectif est de proposer une alternative aux montres connectées traditionnelles, parfois jugées parfois trop intrusives ou distrayantes.
Pour l’instant, les caractéristiques techniques restent inconnues. Mais à l’image des produits concurrents, on peut s’attendre à des fonctions de base comme le suivi de la fréquence cardiaque, de l’activité physique ou du sommeil. Le design, lui, serait relativement sobre, avec un bracelet gris rehaussé de touches orange.
Au-delà du matériel, c’est surtout le logiciel qui devrait faire la différence. Ce bracelet serait étroitement lié à une nouvelle version de l’application Fitbit, qui proposerait un coach personnel basé sur l’IA. Google a déjà commencé à déployer cette fonctionnalité, sous la forme d’une bêta. Elle propose notamment des analyses sur l’activité physique, la nutrition, ou encore la gestion du stress via des séances de relaxation. Ces outils sont accessibles même sans abonnement, signe que le groupe cherche à élargir sa base d’utilisateurs.
Mais l’essentiel des fonctionnalités avancées devrait rester payant. Comme ses concurrents directs, Google envisagerait un modèle hybride : achat du bracelet, puis souscription à un abonnement pour débloquer des analyses plus poussées. Un positionnement qui rappelle fortement celui de… Whoop, encore lui, dont le modèle économique repose entièrement sur l’abonnement.
Google semble vouloir combiner les deux approches : vendre le matériel tout en misant sur des revenus récurrents liés à des services premium. Une stratégie déjà utilisée dans d’autres segments, notamment dans ses formules cloud et ses abonnements logiciels. Ce nouveau bracelet viendrait compléter une gamme déjà bien fournie, entre les montres Google Pixel Watch et les trackers Fitbit plus classiques.
Contrairement à Apple, qui continue de privilégier les appareils avec écran comme l’Apple Watch, Google s’embarque ici sur un chemin plus minimaliste. Le marché des objets connectés évolue rapidement, et les utilisateurs pourraient être sensibles à une approche plus discrète, centrée sur les données plutôt que sur l’interface.
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