Dans sa lettre annuelle aux actionnaires, Andy Jassy le CEO d’Amazon a donné un horizon : Leo, anciennement Project Kuiper, doit arriver « à la mi-2026 ». Une date qui reste volontairement vague, et surtout sans précision sur une éventuelle ouverture au grand public. Pour l’instant, le groupe joue la carte des professionnels.
Déjà des clients pour Leo
Plusieurs partenaires ont déjà signé, dont Delta Air Lines et JetBlue pour le Wi-Fi en avion, mais aussi AT&T, Vodafone, DirecTV Latin America et même la NASA. Autrement dit, Leo n’est pas encore dans les salons, mais il commence à circuler dans les airs et dans les data centers. Sur le papier, Amazon voit grand. Leo promet des débits pouvant atteindre 1 Gbit/s en téléchargement, avec surtout un upload nettement supérieur à celui de Starlink — jusqu’à huit fois plus rapide selon Andy Jassy. De quoi séduire les entreprises, mais aussi, à terme, les particuliers.
Autre argument mis en avant : l’intégration avec Amazon Web Services. L’idée est simple : connecter directement les satellites au cloud d’Amazon pour faciliter le stockage, l’analyse et les traitements liés à l’IA. Amazon promet aussi un prix plus accessible que la concurrence, sans encore entrer dans les détails.
Si Leo affiche de grosses ambitions, le projet accuse toujours du retard. Aujourd’hui, la constellation compte un peu plus de 240 satellites. C’est peu face aux plus de 10.000 déjà en orbite pour Starlink, qui dispose donc d’une avance confortable et de millions d’utilisateurs. Le calendrier réglementaire ajoute un peu de pression. Amazon est censé avoir mis en service 1.600 satellites d’ici fin juillet 2026. Mais l’entreprise s’attend déjà à ne pas tenir cet objectif, avec environ 700 satellites prévus à cette date. Une demande d’extension a été déposée auprès des autorités américaines.
Pour rattraper le temps perdu, Amazon promet d’accélérer la cadence. Le groupe affirme avoir investi des milliards pour sécuriser des lancements jusqu’en 2029, et travaille à envoyer plus de satellites à chaque mission. Andy Jassy se veut confiant : selon lui, la constellation va rapidement gagner en taille et en capacité. Les premiers tests menés auprès d’entreprises doivent permettre de préparer un déploiement plus large.
Reste que la comparaison avec SpaceX est difficile à éviter. Lorsque Starlink a ouvert sa bêta en 2020, le service s’appuyait déjà sur environ 800 satellites, soit plus que ce que Leo espère atteindre à court terme. Amazon a des arguments à faire valoir, mais aussi du terrain à rattraper.
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