Passer au contenu

Semaine de quatre jours, fonds public et taxes sur les robots : OpenAI imagine le boulot version IA

OpenAI a partagé quelques idées pour mieux adapter le monde du travail à la montée en puissance de l’IA. Parmi elles : tester la semaine de quatre jours sans perte de salaire, redistribuer une partie des gains de productivité et revoir la fiscalité. Des idées sérieuses, mais très largement théoriques.

Pour OpenAI, le constat est simple : les outils d’IA deviennent de plus en plus rapides et efficaces, au point de réduire fortement le temps nécessaire pour accomplir certaines tâches. Dans son document de politique industrielle, qui ressemble fortement à un programme politique, l’entreprise évoque même un futur proche où des projets aujourd’hui étalés sur plusieurs mois pourraient être bouclés en un temps nettement plus court.

Travailler moins, parce que les machines travaillent plus

« Si les progrès se poursuivent, on peut s’attendre à ce que des systèmes soient capables de mener rapidement des projets qui prennent aujourd’hui des mois », explique la société. De quoi bousculer l’organisation des entreprises, mais aussi le quotidien des salariés. Dans cette optique, OpenAI propose une idée qui devrait parler à beaucoup de monde : expérimenter la semaine de quatre jours, sans baisse de salaire. Le raisonnement est assez direct : si la productivité augmente grâce à l’IA, autant en faire profiter aussi les employés sous forme de temps libre.

OpenAI suggère aussi d’autres mesures plus classiques, comme améliorer les contributions retraite, mieux couvrir les frais de santé ou encore aider davantage à financer la garde d’enfants. En clair, il ne s’agit pas seulement de travailler moins, mais aussi de travailler dans de meilleures conditions.

La start-up ne s’arrête pas à l’organisation du travail. L’entreprise propose également des changements plus profonds, notamment la création d’un « fonds de richesse publique ». L’idée est de capter une partie des gains générés par l’IA pour les redistribuer directement aux citoyens. Ce type de mécanisme n’est pas totalement inédit, Anthropic avait déjà évoqué une piste similaire. Dans le même esprit, OpenAI suggère de revoir la fiscalité, en taxant davantage les revenus du capital et des entreprises, plutôt que le travail. Elle évoque aussi la possibilité de taxes liées au travail automatisé.

Ces propositions arrivent alors que les inquiétudes sur l’emploi se multiplient. Andrew Bailey, gouverneur de la Banque d’Angleterre, a par exemple comparé les effets potentiels de l’IA à ceux de la révolution industrielle. Mais tout le monde ne partage pas cette vision. Des économistes rappellent que les grandes transformations technologiques prennent du temps à produire leurs effets. Les gains de productivité, eux, peuvent mettre des années à se concrétiser, quand ils ne finissent pas par ralentir.

Au fond, OpenAI met surtout des sujets sur la table. Ses propositions ressemblent davantage à un point de départ qu’à un programme prêt à être appliqué. Mais elles ont le mérite de poser une question simple : si les machines travaillent plus vite, comment en faire profiter tout le monde ?

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Source : OpenAI

Mode