Sony a encore touché à l’intérieur de sa PS5 Slim. Sans communiqué, sans changement de référence, sans rien. C’est le technicien polonais Modyfikator89 qui a vendu la mèche en démontant la PS5 Slim édition limitée Marvel’s Wolverine. Tous les changements ont lieu à l’intérieur et Sony a tout fait pour qu’on ne s’en rende pas compte.
Une pile CMOS enfin accessible
Commençons par le changement le plus concret. La nouvelle carte mère embarque une pile bouton CR2032 standard, facile d’accès et remplaçable sans démonter toute la console. Sur les PS5 Slim précédentes, cette pile se planquait sous la carte mère. Autant dire que la changer relevait de l’opération à cœur ouvert.
Ça paraît anecdotique, mais cette petite pile garde l’horloge interne de la console en vie. Quand elle lâche et que la PS5 est hors ligne, l’heure système saute, et avec elle la vérification de certaines licences numériques. Bref, une pile à 3 euros qui peut transformer votre bibliothèque de jeux en vitrine. La PS5 Pro avait déjà droit à une pile accessible en une vis depuis sa sortie fin 2024. La Slim rattrape enfin son retard.
Le métal liquide, troisième round
L’autre changement le plus important concerne le refroidissement. Sony utilise du métal liquide comme pâte thermique entre l’APU et le dissipateur depuis la toute première PS5. Excellent pour les températures, beaucoup moins pour la tranquillité d’esprit : les fuites et la corrosion liées à ce métal liquide sont devenues un classique des ateliers de réparation. Modyfikator 89 le dit lui-même, c’est le problème qu’il voit passer le plus souvent.
Sony avait déjà corrigé le tir une première fois en novembre 2025, avec une révision de la Slim (déjà repérée par le même technicien) qui revoyait le refroidissement et rendait la console plus silencieuse. Rebelote cette année. Sur la carte EDM-051, la zone qui contient le métal liquide autour de l’APU est plus compacte, avec une protection qui expose moins de surface. Le principe se rapproche clairement de ce que Sony a mis en place sur la PS5 Pro. Moins de surface exposée, c’est moins de risque que le métal liquide se balade là où il ne devrait pas.
Le dissipateur change aussi, avec une construction et des matériaux différents. Et pour compléter le tableau, la carte mère a été simplifiée et le retimer HDMI remplacé par une puce plus récente, réputée moins chère. Sony améliore la fiabilité tout en grattant quelques centimes sur la fabrication. Classique en fin de génération.
Même boîte, même référence, autre console
Et c’est là que ça coince. Sony n’a pas changé la référence commerciale. La nouvelle PS5 Slim est toujours une CFI-2116, exactement comme la révision de fin 2025. Deux générations de cartes mères cohabitent donc dans les rayons sous la même étiquette.
Résultat, impossible de savoir ce qu’on achète. Chercher « CFI-2116 » sur le carton ne sert à rien, puisque les deux versions la partagent. Seul un démontage permet de faire la différence. Pas vraiment le genre de chose qu’on fait au milieu d’un Fnac.
Le constructeur préfère corriger ses défauts en silence, comme il le fait depuis le début de la génération. Ça évite de voir les précédentes éditions rester sur les bras des magasins.
Quelques pincettes s’imposent tout de même. Sony n’a rien confirmé, et toutes ces infos reposent sur un seul démontage. On ne sait pas encore si la carte EDM-051 est réservée au bundle Wolverine ou si elle équipe déjà les PS5 Slim classiques vendues en France. Logiquement, la nouvelle carte devrait se généraliser au fil des stocks, mais rien ne permet de l’affirmer pour l’instant.
Et si vous avez déjà une PS5, inutile de paniquer : cette révision ne change évidemment rien pour les consoles en circulation. Pour le reste, c’est plutôt rassurant de voir Sony continuer à peaufiner sa console à l’approche de GTA 6, surtout en ce qui concerne le système de refroidissement. On sait que le prochain titre de Rockstar devrait pousser la console dans ses retranchements, et on espère que la PS5 ne va pas se transformer en avion en réaction au moment de lancer tout ça.