Pour les coureurs et les cyclistes qui passent leur temps à regarder leur montre pour vérifier leur allure, leur fréquence cardiaque ou leur cadence, les lunettes connectées peuvent avoir un réel intérêt. C’est précisément pour cet usage qu’ENGO dévoile son nouveau modèle, engo3 Titanium. Loin d’avoir un design passe-partout, le produit permet d’afficher certaines données d’entraînement directement dans le champ de vision de son porteur, sans avoir besoin de baisser les yeux ou de sortir son smartphone.
La particularité de ce modèle précis tient surtout à son poids. Avec seulement 28,9 grammes sur la balance, ENGO présente l’engo3 Titanium comme les lunettes de course à réalité augmentée les plus légères jamais conçues. Elles sont également annoncées avec plus de 24 heures d’autonomie, ce qui les destine aux sportifs qui utilisent régulièrement ce type d’équipement sur de longues séances. En revanche, il ne faut pas les confondre avec des lunettes connectées polyvalentes. En effet, elles n’intègrent volontairement ni caméra, ni microphone, ni haut-parleurs.
Vos stats de performance devant vos yeux
L’intérêt principal de l’engo3 Titanium est son affichage HUD couleur OLED, qui permet de consulter en temps réel différentes informations liées à sa performance. L’application compagnon permet également de personnaliser l’affichage et de sélectionner parmi plus de 40 métriques, notamment la fréquence cardiaque, l’allure ou encore la cadence.
L’objectif est surtout d’éviter les interruptions pendant une séance. Plutôt que de regarder sa montre toutes les quelques minutes pour vérifier son rythme, le consommateur peut garder les yeux devant lui tout en consultant les informations affichées par les lunettes. Le système propose aussi des widgets destinés aux entraînements structurés, notamment pour les séances de fractionné, avec la possibilité d’ajuster son allure en fonction des objectifs fixés.

Pour un coureur qui suit précisément ses zones d’effort ou un cycliste qui veut surveiller plusieurs paramètres pendant une sortie, l’intérêt est assez évident. Pour une personne qui pratique occasionnellement et se contente de regarder ses données après sa séance, l’investissement est en revanche beaucoup plus difficile à justifier.
ENGO retire tout le reste
ENGO a fait un choix assez différent de celui des lunettes connectées grand public, comme celles de Meta par exemple. Ici, pas de caméra pour filmer ce que l’on voit, pas de haut-parleurs pour écouter de la musique et pas de microphone ou d’intelligence artificielle. L’entreprise concentre la technologie sur l’affichage et l’autonomie, afin de conserver un poids comparable à celui d’une paire de lunettes de sport classique.
Les branches sont fabriquées en titane imprimé en 3D, avec des réglages horizontaux et verticaux ainsi qu’un pont de nez ajustable. Les lunettes sont compatibles Bluetooth Smart et peuvent notamment communiquer avec les appareils Garmin via l’écosystème ActiveLook. Des verres classiques sont proposés, avec une option photochromique permettant aux verres de s’adapter aux conditions lumineuses.
Le principal obstacle sera évidemment le prix. L’engo3 Titanium est proposée à 599 €, tandis que la version avec verres photochromiques monte à 649 €. Il s’agit par ailleurs d’une édition limitée vendue exclusivement sur le site d’ENGO.