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Elon Musk veut étendre Starlink à tout le Système solaire

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SpaceX veut relier la Lune puis Mars avec des satellites Starlink, et Elon Musk promet une connexion dans tout le Système solaire et au-delà. Pour l’instant, c’est Blue Origin qui a décroché le contrat de la NASA pour le futur relais de communication autour de Mars !

L’annonce vient de Michael Nicolls, vice-président de SpaceX chargé de Starlink, il est intervenu au Congrès international d’astronautique, qui se tient depuis le 5 octobre 2026 à Antalya, en Turquie. Une vidéo de son intervention a été partagée sur X le mardi 6 octobre, et Elon Musk l’a reprise en écrivant que “SpaceX assurera la connectivité dans tout le Système solaire et au-delà“.

Des liaisons laser vers la Lune, puis vers Mars

Michael Nicolls a expliqué que SpaceX allait d’abord relier la Lune avec une constellation de satellites Starlink, grâce à des liaisons laser à très haut débit. L’étape suivante serait Mars, avec un réseau de connexion entre les planètes qui reposerait sur les technologies développées pour Starlink. Aucune date ni aucun nombre de satellites n’a été donné pour ces deux projets.

La distance impose une contrainte que les satellites autour de la Terre ne connaissent pas. Un signal met environ 1,3 seconde pour aller de la Terre à la Lune, et entre 3 et 22 minutes pour atteindre Mars, selon la position des deux planètes.

Plus de 11 000 satellites Starlink autour de la Terre

Starlink est déjà la plus grande constellation en orbite. Le 19 août 2026, SpaceX a dépassé les 11 000 satellites Starlink en orbite, soit environ deux tiers des satellites actifs autour de la Terre. Les satellites Starlink communiquent déjà entre eux par laser, et Michael Nicolls avait présenté en 2025 un “mini laser” conçu pour atteindre 25 Gbit/s sur 4 000 km, afin de relier au réseau Starlink des satellites d’autres entreprises et des stations spatiales. Ce mini laser avait été testé avec succès en orbite sur un satellite lancé lors de la mission Starlink G10-20.

Le 28 septembre 2026, lors de son 14e vol d’essai, la fusée Starship a atteint l’orbite pour la première fois et a déployé 26 satellites Starlink V3, malgré la perte d’un moteur pendant la montée. Chacun de ces satellites offre un débit descendant d’environ 1 Tbit/s, soit dix fois plus qu’un satellite Starlink V2. Starship doit aussi servir aux futures missions de SpaceX vers la Lune et vers Mars.

Pour Mars, la NASA a choisi Blue Origin

Le 1er septembre 2026, la NASA a attribué à Blue Origin, l’entreprise spatiale de Jeff Bezos, un contrat de 700 millions de dollars pour le Mars Telecommunications Network, un satellite dédié aux communications autour de Mars. Blue Origin doit livrer l’engin à la NASA avant le 31 décembre 2028, pour qu’il soit opérationnel autour de Mars en 2030. Il sera construit sur la plateforme Blue Ring, dont un prototype a volé lors du premier lancement de la fusée New Glenn, en janvier 2025.

Aujourd’hui, les données des rovers Curiosity et Perseverance passent par deux sondes de la NASA, Mars Odyssey, lancée en 2001, et Mars Reconnaissance Orbiter, lancée en 2005, ainsi que par les sondes européennes Mars Express et Trace Gas Orbiter. Toutefois, ces quatre sondes ont aussi leurs propres missions scientifiques, ce qui ne sera pas le cas du satellite de Blue Origin.

Rocket Lab, l’autre favori pour ce contrat, a déposé un recours le 11 septembre 2026 auprès du GAO, l’organisme d’audit rattaché au Congrès américain. L’entreprise estime que la décision de la NASA “semble contraire aux critères d’éligibilité fixés par le Congrès“. Ce recours suspend le travail de Blue Origin sur le programme, et le GAO a jusqu’à la mi-décembre 2026 pour rendre sa décision.

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