Plus qu’une dizaine de jours avant que la série phénomène Cyberpunk Edgerunners reviennent sur Netflix pour une saison 2. L’anime inspiré du célèbre jeu vidéo de CD Projekt Red promet de nous replonger une fois encore au cœur de Night City, la ville des corpos, des malfrats et des jeunes en quête d’ascension sociale. Sauf que cette seconde salve d’épisode ne se concentre pas sur le David qui nous aura fait pleuré au moins jusqu’à la semaine dernière (on l’a peut-être regardé pour la troisième fois, juste pour être sûr).
Comme le dévoilaient les précédentes communications autour de la série, Edgerunners 2 suivra une poignée de nouveaux personnages. On a pu voir le tout premier épisode en avance, et c’est déjà une pure réussite sur de nombreux plans. Voici ce qu’on en a pensé en quelques lignes.
La lumière sur Night City
Il suffit de quelques secondes pour comprendre que Cyberpunk : Edgerunners 2 ne cherche pas à reproduire la recette de la première saison. Visuellement, cet épisode est au jour ce que la saison 1 est à la nuit. L’univers est d’entrée de jeu plus lumineux, l’ambiance est différente, et une certaine fraîcheur vient bousculer les codes de la série originale. Là où David portait sur ses épaules une histoire tragique qui l’entraînait toujours plus profondément dans la violence de Night City, ce premier épisode adopte une approche plus juvénile, portée par un nouveau personnage principal cinéphile du nom de Roman.
Caméra en main, le garçon se promène pour capturer le monde qui l’entoure, animé par un véritable amour pour l’image. Sauf que dans l’univers de Cyberpunk, la passion ne suffit pas à payer les factures. On retrouve dans cette opposition entre la liberté (artistique mais aussi sociale) et les impératifs financiers tout l’esprit de la franchise. Il n’y a pas qu’à Night City que les rêves finissent par se heurter au capitalisme, mais Roman et David sont les porte-étendard de cette philosophie.

Une animation qui explore de nouvelles pistes
Le changement de perspective se ressent énormément dans la mise en scène. Plusieurs séquences sont présentées à travers l’œil de vidéaste du protagoniste, ce qui donne à l’animation une identité particulière. La caméra devient un outil narratif à part entière, qui permet de jouer avec les cadrages et de renouveler la manière dont on découvre Night City. La série s’autorise également des influences plus variées, avec notamment des touches de film noir qui viennent enrichir son esthétique cyberpunk.
Mais la différence majeure avec la saison 1 reste sa narration. Ce premier épisode, aussi court fût-il, introduit quatre personnages principaux dont les trajectoires sont largement indépendantes. Leurs histoires commencent à se dessiner, sans que l’on sache précisément comment elles vont finir par se rejoindre. Certains se croisent déjà, d’autres évoluent dans des sphères radicalement différentes. Plutôt que de suivre immédiatement un protagoniste unique, Edgerunners 2 préfère multiplier les points de vue et les tranches de vie. Le rythme fonctionne bien, et cette construction donne envie de savoir comment leurs chemins vont s’entremêler.
La série conserve d’ailleurs son format d’environ vingt minutes par épisode, et ne perd rien en intensité. C’est dense, explosif, et l’animation reste d’un niveau impressionnant. Pourtant, malgré la violence et la brutalité inhérentes à cet univers, le premier chapitre laisse davantage de place à l’humour et à une certaine légèreté. Un contraste appréciable, qui empêche la série de s’enfermer dans une noirceur permanente.

Une première mise en bouche prometteuse
Reste que ce premier épisode pose davantage de questions qu’il n’apporte de réponses, et ça prouve que c’est du bon travail. Certains personnages, comme Talia Yang ou Weak Kingsley, demeurent particulièrement mystérieux. Leurs motivations et leur place dans cette nouvelle histoire restent à découvrir, et c’est précisément ce qui rend la suite intrigante.
Notre premier contact avec Edgerunners 2 est donc rafraîchissant, autant par son esthétique que par sa narration. La série semble vouloir raconter autre chose sans renier ce qui fait la force de son univers. Il est encore trop tôt pour savoir si cette nouvelle approche sera aussi marquante que celle de la première saison, mais le potentiel est clairement là. Rendez-vous le 20 octobre sur Netflix pour découvrir la suite.