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OpenAI découvre un mouchard très indiscret caché dans ses bureaux

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OpenAI a mis la main sur un appareil permettant d’enregistrer des conversations audio caché dans une salle de réunion. Un ingénieur de l’entreprise a été licencié puis arrêté après un signalement au FBI.

Ce n’est sans doute pas le genre de surprise qu’OpenAI espérait trouver dans l’une de ses salles de conférence. L’entreprise affirme avoir découvert un « appareil d’enregistrement sophistiqué » caché dans ses bureaux. Selon The San Francisco Standard, le dispositif était branché sur le port USB d’un téléviseur, dans une salle de réunion utilisée par des cadres. Il aurait même été recouvert de papier toilette.

Un appareil indiscret branché derrière un téléviseur

L’objet aurait été installé autour du 28 septembre. OpenAI dit avoir utilisé ses propres modèles d’IA pour analyser l’appareil, comprendre d’où il venait et identifier l’employé qui l’aurait placé là quelques jours plus tôt.

L’homme mis en cause est ingénieur chez OpenAI. Il est accusé d’avoir utilisé, ou tenté d’utiliser, un dispositif destiné à intercepter des communications orales. D’après le site, il a été arrêté vendredi dernier et se trouvait toujours en détention après sa première comparution devant un tribunal fédéral. OpenAI indique avoir licencié l’employé et transmis le dossier au FBI. L’entreprise remercie les agents et les procureurs qui, selon elle, ont agi rapidement. L’enquête fédérale, elle, se poursuit.

Dans ce dossier, OpenAI tient aussi à rassurer. L’entreprise affirme ne disposer, pour l’instant, d’aucun élément montrant que l’employé aurait accédé de manière abusive à des informations sensibles. Elle dit notamment n’avoir constaté aucun vol de données de modèles, de code source ou de données clients.

C’est un point important. À ce stade, l’affaire porte sur un appareil d’écoute présumé, pas sur une fuite confirmée de secrets techniques ou de données utilisateurs. On ne sait pas non plus ce qui a pu être enregistré, ni même si des conversations ont réellement été captées. OpenAI présente au passage l’incident comme un exemple de l’utilité de ses modèles pour la sécurité interne. L’entreprise explique que l’IA l’a aidée à comprendre le dispositif et à remonter jusqu’à la personne soupçonnée de l’avoir installé.

La société insiste enfin sur la protection de sa technologie, de ses données et de ses employés, qu’elle décrit comme une question d’importance nationale. Elle dit devoir se prémunir contre plusieurs types de menaces, depuis les risques internes jusqu’aux cybercriminels et aux acteurs étatiques. Pour l’instant, beaucoup de questions restent en suspens : la raison du geste, le contenu éventuellement enregistré, ou encore l’ampleur réelle de l’incident. Le FBI poursuit son enquête, en attendant les prochaines réponses.

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