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God of War Laufey : 150 euros pour un collector sans le jeu, ça commence à faire beaucoup

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Il semble que le collector de God of War Laufey ne contiendra pas le jeu alors qu’il est vendu deux fois son prix.

Les éditions collector sans jeu sont-elles en train de devenir la nouvelle norme de l’industrie ? Après Rockstar Games et son coffret hors de prix pour GTA 6, c’est au tour de Sony de proposer une boîte sans la copie du titre qu’elle représente. Baptisé God of War Laufey Collector Box, le coffret collector sera vendu 149,99 euros en France à partir du 16 février 2027, date de sortie du jeu sur PS5. Il avait été annoncé lors de la révélation des différentes éditions du jeu il y a quelques jours. Toutefois, si les objets proposés peuvent encore séduire les fans de la franchise, pourquoi payer aussi cher pour une édition collector quand on doit en plus débourser 70 euros supplémentaires pour le jeu ?

3 objets de collection

Le contenu du coffret n’est pourtant pas à plaindre. Celui-ci comprend trois objets : une figurine de huit pouces, soit environ 20 centimètres, représentant Faye, Phranque et Rue face aux soldats de Begtse, un jeu de 51 cartes Oracle illustrées par Megan Lara, et un mini-artbook physique réunissant des concept arts des personnages, des créatures et des environnements du jeu. Le petit détail amusant est que Phranque peut s’illuminer lorsque la figurine est branchée à une source d’alimentation USB. L’objet sera proposé en quantités très limitées, exclusivement via la boutique PlayStation Direct dans les pays sélectionnés par la marque.

Sur le papier, les collectionneurs ont donc de quoi s’intéresser à cette édition. Rien que la figurine, si elle est de bonne facture, peut représenter un atout de taille pour qui veut pimper son intérieur. Le problème, c’est que ces trois éléments sont vendus 149,99 euros sans le jeu. Pour découvrir l’aventure de Faye, la femme décédée de Kratos, il faudra acheter God of War Laufey séparément. Le prix final grimpe donc encore, alors même que le coffret est déjà positionné sur le segment haut de gamme.

C’est quoi cette mode ?

Pour le bien public, on va rappeler que le principe d’une édition collector est historiquement de proposer aux fans une version enrichie d’un jeu qu’ils attendent, avec des objets exclusifs qui prolongent leur expérience. La figurine, l’artbook et les bonus sont là pour justifier un prix supérieur à celui de l’édition classique, pas nécessairement pour remplacer le produit principal. En séparant complètement les deux, les éditeurs transforment leur collector plutôt en une boîte de produits dérivés, dont l’achat devient facultatif même pour les joueurs les plus passionnés.

Certes, certains collectionneurs peuvent vouloir simplement exposer des objets liés à leurs licences favorites, tout en achetant le jeu ailleurs, plus tard, ou en plusieurs exemplaires d’un coup. Mais ce public ne devrait pas être la seule référence lorsqu’on conçoit une édition collector d’autant plus qu’il ne s’agit en aucun cas de la majorité. Pour les autres, le résultat est franchement désagréable car il faut payer une première fois pour les objets, puis une seconde pour accéder à l’expérience, et à près de 150 euros, on est en droit d’attendre davantage qu’un assortiment de goodies, aussi jolis soient-ils.

Le problème dépasse le cas de God of War. Les éditions collector deviennent parfois des produits premium indépendants du jeu, alors que leur prix pouvait autrefois se justifier par un ensemble comprenant le titre et ses bonus. Les fans restent libres de passer à la caisse, bien sûr, mais ils peuvent aussi se demander ce qu’ils achètent réellement, surtout quand la pratique tend à se démocratiser de plus en plus auprès des éditeurs.

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