GTA 6 par ci, GTA 6 par là. Oui, tout le monde en parle et les fans n’ont que ne nom à la bouche depuis un long moment déjà. Mais comment leur en vouloir maintenant, alors que le titre de Rockstar est attendu pour le 19 novembre prochain, dans un mois seulement. La tension monte, la médiatisation s’accélère et GTA 6 est sur toutes les lèvres. Il avait déjà l’avantage d’être le produit d’une franchise extrêmement populaire, même auprès du grand public.
Évidemment que tout le monde connait GTA, mais savez-vous au moins ce que ce nom signifie ? Les amateurs de la licence répondront aisément “Grand Theft Auto, trop facile”. D’accord, mais ça veut dire quoi ? On décrypte avec vous l’appellation d’un des jeux les plus populaires au monde mais dont on ne sait finalement pas grand chose.
Grand Theft Auto est un crime bien précis
En anglais, Grand Theft Auto se traduit littéralement par “vol aggravé de voiture“, même si la traduction française la plus naturelle serait plutôt “vol de véhicule“. Aux États-Unis, l’expression désigne le vol d’une automobile, généralement avec l’intention de priver son propriétaire de son bien. Attention toutefois car le droit américain varie selon les États, et grand theft auto n’est pas une infraction définie de manière identique sur tout le territoire.
En Californie, par exemple, le code pénal classe le vol d’une voiture parmi les cas de grand theft, indépendamment de sa valeur dans le texte de la loi. La distinction avec une simple utilisation non autorisée d’un véhicule repose notamment sur l’intention du voleur. Par exemple, emprunter une voiture sans permission et la voler pour de bon ne relèvent pas nécessairement de la même infraction.
Des voitures volées au crime organisé
Le titre de la franchise ne sort donc pas de nulle part. Il fait référence à un vrai type d’infraction, déjà niché au cœur de l’imaginaire des films policiers et des histoires de gangsters américaines des années 90 dont le jeu s’inspire largement. Quand le premier Grand Theft Auto sort en 1997, le titre résume parfaitement ce concept. Le joueur incarne un criminel qui évolue dans plusieurs villes fictives, accomplit des missions pour des organisations criminelles et accumule de l’argent et des points en semant le chaos. Le vol de voitures est évidemment une mécanique centrale du jeu.
Mais la franchise n’a pas tardé à élargir son terrain de jeu. Avec GTA : Vice City, le crime s’inscrit dans une histoire de pouvoir et de vengeance inspirée des films de gangsters. GTA : San Andreas ajoute une dimension plus large encore, avec des conflits de gangs, de la corruption et une ascension criminelle. Puis GTA V pousse encore plus loin le concept en suivant trois protagonistes aux profils très différents, entre des braquages spectaculaires, des règlements de comptes et une satire plus poussée de la société américaine. La voiture volée reste un symbole de la série, mais elle n’est plus qu’un élément parmi tant d’autres.
Bien plus qu’une histoire de voitures volées
Aujourd’hui, réduire Grand Theft Auto à son nom serait donc passer à côté de ce qui fait son succès international. Les joueurs ne viennent pas seulement pour voler des véhicules, ils explorent des mondes ouverts, suivent des intrigues criminelles, découvrent des personnages mémorables et peuvent parfois passer des heures à faire tout autre chose que les missions principales. GTA 6 offrira même aux joueurs une gestion de la vie romantique du couple protagoniste, à la Bonnie et Clyde.
C’est un peu comme (feu) FIFA dont le nom renvoyait directement à la fédération internationale de football. La série a longtemps dépassé le cadre des compétitions organisées par cette institution, au point de devenir pour beaucoup un synonyme de jeu de football. Depuis, la franchise a d’ailleurs changé de nom pour devenir EA Sports FC. GTA suit une logique comparable. Son appellation rappelle ses origines, mais sa portée est désormais bien plus étendue.