Passer au contenu

Preview Pokopia : le meilleur spin-off de Pokémon en approche ?

Malgré des apparences plutôt simples, Pokémon Pokopia se révèle être bien plus surprenant que les premiers aperçus ne le laissait entendre. Preview.

Tandis que certains viennent de reprendre Animal Crossing de plus belle suite à la sortie de la version 3.0 et de l’édition Switch 2 de New Horizons, il y en a d’autres qui attendent impatiemment l’arrivée d’un life sim bien différent. Le 5 mars prochain, la ludothèque de la Nintendo Switch 2 accueillera le fameux Pokémon Pokopia, développé par Koei Tecmo en partenariat rapproché avec Game Freak. Ce titre présenté lors du Nintendo Direct de septembre 2025 proposera enfin ce que les fans de Pokémon attendent depuis des années : une expérience cozy en compagnie de leurs petits monstres favoris.

Après s’être essayé aux concepts de spin-offs “calmes” les plus atypiques comme la photographie dans Pokémon Snap, parler avec Pikachu dans Hey You Pikachu ou encore regarder la télé dans Pokémon Channel, la Pokémon Company va enfin publier son premier Animal Crossing-like. Et forcément, après tout ce temps, autant dire que les joueurs ont beaucoup d’attentes.

Sauf que les premiers trailers, bien que mignons, ne cassaient pas non plus trois pattes à un Canarticho. De prime abord, on pourrait croire que la recette de Pokopia se résume à un peu de Minecraft par-ci, un peu de Dragon Quest Builders par-là, avec un zeste d’Animal Crossing sur le dessus sans plus d’originalité. C’est avec cette idée en tête que nous sommes partis à la découverte du titre lors d’une session de preview organisée par la Pokémon Company, et autant dire que nous avons été surpris. On dit parfois que l’habit ne fait pas le moine et force est de constater que les bandes-annonces ne rendent absolument pas service à Pokopia.

Précommandez Pokémon Pokopia

Une introduction qui ne perd pas de temps

La première moitié de notre session prenait place au tout début du jeu. Après avoir personnalisé notre avatar Métamorph avec tout un tas d’options (couleur de peau, coupe et couleur de cheveux, tenue, casquette et sac à dos), on se retrouve directement projeté dans le monde de Pokopia, aux côtés du Professeur Bouldeneu, surpris de découvrir un humain… qui n’en est pas un. S’ensuit un court dialogue replaçant les bases de cet univers post-apocalyptique où les dresseurs ont disparu et les Pokémon peinent à survivre, qui permet alors de lancer les premiers éléments de tutoriel.

On sauve un Carapuce de la sécheresse en apprenant sa capacité Pistolet à O’, puis c’est parti mon Mimiqui, la boucle de gameplay addictive se lance. Même si le jeu nous prend quelque peu par la main pour nous apprendre les bases essentielles du gameplay, on se retrouve presque instantanément libre de nos actions, de quoi offrir un gameplay sandbox sans trop de frustrations. Toutefois, on se laisse malgré tout porté par le rythme des premiers objectifs, qui s’enchaînent assez rapidement pour venir titiller notre sérotonine et nous pousser à poursuivre nos découvertes.

Un gameplay plus complexe qu’il n’y paraît

Puisque l’on se retrouve rapidement dans le cœur du gameplay de Pokopia, on ne tarde pas à se rendre compte que ses mécaniques sont plus élaborées qu’on ne le pensait. Il faut dire qu’en imaginant un cozy life sim Pokémon, nos préjugés nous poussent à attendre un ensemble édulcoré pour un jeu tout public. Mais détrompez-vous ! Sans pour autant être rébarbatif, le gameplay de Pokopia nous pousse véritablement à interagir avec l’environnement et les Pokémon qui le peuplent. Pour construire certains bâtiments, les ressources ne suffisent pas, certaines créatures doivent nous venir en aide.

Pokémon Pokopia Media Preview Screenshot 5 Fr
© Game Freak / Koei Tecmo

Mais pour découvrir ces créatures, il faut créer leur habitat de prédilection en faisant pousser des plantes ou en plaçant certains objets. Et pour crafter ces objets, il faut bien évidemment des ressources. Vous l’aurez compris : tous les éléments de Pokopia interagissent entre eux pour donner vie à un écosystème plus que crédible. Pour la toute première fois dans un jeu Pokémon, on ressent l’importance de la nature pour les Pokémon, mais aussi celle des Pokémon envers la nature. D’autant plus que chaque créature a ses propres caractéristiques importantes. Certaines sont donc capables de construire, d’autres peuvent permettre de faire apparaître certaines ressources plus facilement par exemple. Et puisque la franchise Pokémon regorge de créatures en tout genre, on imagine que plus l’on avancera dans le jeu, plus il y aura de possibilités de gameplay et de combinaisons astucieuses.

En ajoutant à cela des objectifs généraux et quotidiens façon Nook Miles, Game Freak et Koei Tecmo mettent à profit toutes les mécaniques les plus efficaces pour maintenir notre intérêt dans un cozy game. Mais pour nous éviter de tomber dans une boucle trop addictive, notons que le jeu s’efforce de poser quelques barrières temporelles en réglant le passage du temps sur l’horloge interne de la console. Ainsi, certaines constructions nécessitent de patienter quelques heures, voire plus, avant d’arriver à terme. Nous ne savons pas encore si les voyages temporels via modification de l’horloge seront pénalisés d’une manière ou d’une autre, comme cela est le cas dans Animal Crossing avec la péremption des navets.

Du lore mais…

Comme le laissaient entendre les premiers trailers du jeu, Pokémon Pokopia ne sera pas un simple sandbox sans but précis puisqu’il proposera quelques éléments scénaristiques. Outre le radotage de Professeur Bouldeneu qui espère pouvoir faire revenir les humains en reconstruisant leurs structures, on découvre également des éléments de lore supplémentaires sous la forme de pages de journal notamment. Mais il semblerait que la progression de l’histoire n’affecte en rien notre progression au global dans le monde de Pokopia.

En effet, lors des previews, nous avons constaté que certains joueurs qui se sont concentrés sur le scénario et les quêtes n’avaient pas du tout fait les mêmes découvertes que d’autres testeurs, qui ont quant à eux obtenu plus de capacités ou rencontré d’autres Pokémon. Pokopia ne place vraisemblablement aucune barrière et laisse libre à chaque joueur de vivre sa propre expérience, à son propre rythme, ce qui est un sacré point positif pour ceux qui auraient peur d’un gameplay trop guidé ou fermé.

On redécouvre nos Pokémon favoris

Un autre des aspects les plus charmants de Pokopia est l’attention apportée au caractère des Pokémon. Puisque le jeu se base sur la communication et l’entraide pour mener une vie paisible parmi les Pokémon, chaque créature à sa propre identité que l’on prend plaisir à découvrir. Certaines sont adorables, d’autres sont drôles tandis qu’une poignée d’entre elles peut parfois se montrer agaçante, mais cela participe à faire du monde de Pokopia un monde crédible et plein de vie. Et comme cela avait pu être le cas avec la saga Donjon Mystère, on découvre une nouvelle facette de nos Pokémon favoris.

Pokémon Pokopia Media Preview Screenshot 1 Fr
© Game Freak / Koei Tecmo

La personnalité des Pokémon est portée par une localisation française bougrement efficace, qui n’hésite pas à aller puiser dans l’argot ou dans des expressions familières pour renforcer l’originalité de certaines espèces de Pokémon. On s’est surpris à pouffer de rire lorsqu’un Insécateur nous a raconté ne plus savoir comment utiliser Coupe après s’être “réveillé d’une sieste de l’espace”. On vous laisse nous imaginer en train d’expliquer cette expression aux équipes anglophones de la Pokémon Company qui nous ont demandé ce qui était si drôle…

En tout cas, rien que ce premier contact avec le jeu nous a fait comprendre que les Pokémon n’étaient pas seulement là pour faire joli, mais qu’ils ont été développés comme de véritables PNJ auxquels on a envie de s’attacher. L’attachement fait d’ailleurs partie intégrante du gameplay puisqu’une mécanique d’amitié via des cadeaux (semblable à ce qui se fait dans Harvest Moon et Stardew Valley par exemple) est également présente dans Pokopia.

Un multi bien ficelé

La seconde partie de notre session s’est concentrée sur la dimension multijoueur de Pokopia. En rejoignant le monde d’un ami, il est possible d’explorer et de construire ensemble, mais cette expérience s’accompagne tout de même de quelques restrictions. En cas de rencontre d’un nouveau Pokémon par exemple, seul l’hôte est capable d’aller de se présenter pour l’inviter à participer à certaines tâches, comme la construction d’un bâtiment par exemple. Puisque l’objectif de ce segment de test en multijoueur était de rénover un Centre Pokémon, on s’est vite retrouvé relayé au rang d’assistant tâché d’aller chercher des ressources à droite à gauche pendant que l’hôte s’occupe de la partie fun du gameplay.

Mais jouer en multijoueur apporte quand même de quelques avantages majeurs afin de nous inciter à profiter de ce mode. Il est notamment possible de discuter avec des Pokémon présents dans la partie de l’hôte et de les inviter à passer nous faire coucou sur notre propre sauvegarde. De quoi faciliter la rencontre avec certains Pokémon rares. Même admirer les constructions d’un autre joueur sert à quelque chose. En effet, il est possible d’obtenir les “recettes” de certains habitats de Pokémon en les découvrant sur la partie d’un autre joueur. En passant devant le point d’eau agrémenté d’une canne à pêche chez notre hôte, notre “Habitadex” s’est alors enrichi de cette information pour nous faciliter la tâche lors de notre prochaine session en solo. Rien n’est laissé au hasard dans Pokémon Pokopia et notre excellent feeling lors de cette preview nous pousse à croire que nous sommes sur le point de découvrir le meilleur spin-off de la franchise. Rendez-vous début mars pour le verdict.

Précommandez Pokémon Pokopia

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode