Darwin’s Paradox débarque le 2 avril 2026 sur consoles et PC en étant assurément l’une des belles surprises de ce début d’année. Présenté dans un State of Play, le jeu est développé par ZDT, un studio parisien qui signe aussi son premier jeu. Et franchement, pour un coup d’essai, c’est un coup de maître.
Un poulpe arraché à son océan
L’histoire de Darwin’s Paradox commence comme un clin d’œil à l’Odyssée d’Abe. Un clip d’introduction nous annonce que les poulpes, ça fait une viande délicieuse. Darwin, jeune céphalopode tranquille qui explorait les fonds marins, se retrouve aspiré par un mystérieux faisceau de lumière et se réveille dans un complexe industriel hostile. De là, il va progressivement découvrir une conspiration bien plus large. Une corporation alimentaire baptisée Ufood menée par des aliens planqués dans des costumes humains un peu ridicules menace l’humanité entière.
Le scénario ne se prend pas au sérieux une seule seconde, et c’est tout son charme. On croise Steven Seagull, une mouette menaçante qui n’hésite pas à vous embarquer si vous vous égarez dans la mauvaise direction, on repère une référence à Superman avec un journal signé d’une certaine Loïs Kent, et on sourit constamment devant la galerie de personnages loufoques qui peuplent cet univers bien charmant (quand on passe outre tout ce qui essaye de nous transformer en sushi).

Aussi fluide qu’une belle vague
Là où Darwin’s Paradox ! brille le plus, c’est dans la façon dont ZDT Studio a traduit les capacités naturelles d’un poulpe en mécaniques de jeu. Les mouvements sont d’une fluidité remarquable et extrêmement agréable à prendre en main. Darwin peut se coller à n’importe quelle surface, grimper aux murs, traverser les plafonds, nager en accélérant dans l’eau. Chaque déplacement est fluide, immédiat, gratifiant.

L’infiltration passe par deux outils principaux : le camouflage, qui permet de se fondre dans le décor pour éviter les ennemis, et le jet d’encre, qui crée un nuage opaque derrière lequel progresser discrètement. Ces deux mécaniques suffisent à construire des situations variées et cohérentes, sans jamais surcharger le gameplay. Et quand on se fait repérer, le jeu sort le grand classique du point d’exclamation de Metal Gear Solid. Les références à l’éditeur japonais ne s’arrêtent pas là. Un skin Snake est disponible dans le jeu, clin d’œil assumé à la filiation entre Darwin’s Paradox et Konami.

Il y a un point qui m’a particulièrement plus dans un monde où le joueur est maintenant trop souvent pris par la main, c’est que le jeu a aussi la bonne idée de cacher des messages d’aide derrière l’appui d’un bouton. Ainsi, le joueur est libre de choisir s’il veut les consulter ou non. Il est même possible de désactiver complètement l’apparition de ces messages, pour ceux qui préfèrent tâtonner seuls. Parce que oui, Darwin’s Paradox exige un certain niveau. Les sauts demandent de la précision et un timing soigné. Heureusement la mort n’est pas toujours immédiate, le jeu se montre un poil permissif, ce qui permet d’éviter trop de frustration.
Court mais dense

Comptez entre 6 et 7 heures pour en voir le bout, ce qui en fait un jeu court sur le papier, mais ces heures sont bien remplies. Chaque chapitre introduit une nouvelle variation sur les mécaniques de base, les environnements changent suffisamment pour ne pas lasser, et le rythme est bien dosé entre séquences de plateforme, phases d’infiltration et puzzles environnementaux. Darwin’s Paradox est la preuve qu’il est bien plus agréable de jouer à un titre court à la narration bien ficelée plutôt que de se balader dans un open world sans véritable but.
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