Il y a deux ans, en mai 2023, le fabricant finlandais Suunto avait mis la barre très haute avec son modèle Vertical. L’an dernier, il a proposé deux autres modèles, à nouveau excellents : les Race et Race S. En 2025, Suunto complète sa nouvelle génération de montres avec un modèle d’entrée de gamme résolument accessible : la Suunto Run.
Proposée à 249 euros seulement, cette montre connectée s’adresse avant tout aux coureurs débutants ou réguliers à la recherche d’un outil fiable, bien équipé et simple à prendre en main. Mais elle peut aussi tout à fait convenir à des sportifs plus intensifs (traileurs par exemple), qui recherchent un excellent rapport qualité-prix. Nous l’avons portée pendant quinze jours. Voici notre verdict.
Un design discret… carrément vitaminé
Légère (36 grammes avec son bracelet en version nylon), compacte, avec un format 46 mm qui reste raisonnable même pour les poignets fins, la Suunto Run assume une esthétique sobre. Son châssis en plastique robuste (Polyamide renforcé de fibre de verre) est souligné par une lunette en acier inoxydable. Elle est étanche à 50 mètres.
Certains pourraient trouver son design un peu timide face aux modèles plus affirmés de la marque mais Suunto propose, à côté d’options assez discrète et passe-partout, des coloris vitaminés qui viennent donner du piquant et une personnalité à la montre. Surtout que le châssis est associé à un joli bracelet velcro très confortable (et ajustable au millimètre). Elle possède aussi une ergonomie bien pensée (trois boutons dont une molette centrale personnalisable pour les gauchers, c’est malin).
Un écran Amoled qui en met plein les yeux
C’est LE gros point fort de cette Suunto Run. À ce prix-là, proposer une dalle Amoled de 1,32’’ en 466 x 466 pixels, c’est assez inespéré. La définition est excellente, les contrastes sont au rendez-vous, et la lisibilité en plein soleil ne nous a jamais déçus lors de nos différentes sorties. L’Always On Display, affichage permanent de l’écran, est proposé, mais attention à la batterie. Nous avons préféré opter pour un écran qui ne s’allume que quand on tourne notre poignet pour regarder la montre.
Petit bémol à signaler : pour le fond d’écran de la montre, les cadrans restent peu nombreux et la personnalisation encore timide. Voilà un point d’amélioration pour la marque dans le futur, même si cela reste un détail qui n’est pas gênant au quotidien.
Une interface plus fluide, une vraie progression
Suunto a profité du lancement de cette nouvelle montre pour retravailler son. Plus proche de ce que propose son concurrent Garmin, elle devient plus logique, plus fluide aussi… même si tout n’est pas encore parfait. Certaines actions manquent de réactivité, quelques validations demandent deux clics. Rien de rédhibitoire, mais ça reste à noter.
Les écrans d’activités défilent désormais à la verticale, les widgets santé sont enrichis, et la navigation dans les menus gagne en intuitivité. Mention spéciale pour les nouveautés comme les rappels d’hydratation, le mode marathon ou la fréquence cardiaque de récupération. Autant de nouveaux indicateurs qui peuvent se révéler utiles pour certains.
Des fonctions sportives bien pensées
Avec 34 profils sportifs (course, vélo, natation, yoga, muscu…), la Suunto Run couvre l’essentiel… et va bien au-delà de ce que son nom laisse penser. En effet, elle n’est pas dédiée qu’à la course à pied sur bitume. Ses nombreuses fonctions en font une véritable montre sportive multiactivité. Néanmoins, il faut noter l’absence de cartographie, logique à ce prix, mais la navigation “fil d’Ariane” est là pour dépanner. Si elle n’est pas vraiment taillée pour partir à l’aventure sur des sentiers loin de tout, elle pourra néanmoins répondre présente dans la plupart des besoins pour vos activités outdoor et indoor. Enfin, l’intégration avec l’appli Suunto reste une valeur sûre : simple, efficace, claire. À nos yeux, c’est une référence sur le marché.
Côté géolocalisation, la puce GNSS double fréquence assure une précision GPS de bonne qualité, même dans des environnements urbains denses. Les tests comparatifs menés avec la Vertical et la Garmin Fenix 8 montrent des écarts minimes. Le capteur de fréquence cardiaque s’en sort bien, sauf en fractionné où il dérive parfois. Il vaudra mieux s’équiper d’un capteur cardiaque thoracique ou à mettre au bras mais, c’est compréhensible. Enfin, on note la présence, bien utile, d’un indice de récupération pour évaluer son état de forme global en intégrant sommeil et activités. La Suunto Race affiche aussi la charge d’entraînement.
Une autonomie correcte (mais pas spectaculaire)
Suunto annonce jusqu’à 12 jours en usage quotidien et 20 heures en mode GNSS multibande. Lors de nos tests, nous étions en dessous de ces indications. Nous avons plutôt été autour des 7-8 jours dans notre utilisation et sans avoir activé l’écran Always On. Cela reste cependant très honnête vu la taille de la montre et la qualité de l’écran. Avec des sessions de sport régulières et les notifications activées (alertes du smartphone déportées, vous devrez la recharger tous les 3 à 4 jours. Pour une compétition, elle est annoncée avec 20 heures d’autonomie en mode performance et 40 heures en économie d’énergie. Bonne surprise : le câble de charge a été repensé (USB-C) et est pratique avec des petits aimants qui guident son placement.
Côté fonctions avancées, la Suunto Run fait le strict minimum. Pas de NFC, pas de paiement, pas d’appels, pas d’agenda intégré. Mais de la musique stockable (4 Go) pour une lecture même hors connexion et des notifications bien gérées. C’est peu ? Pour le prix de la montre, moins de 250 euros, c’est déjà honorable.
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