Les réparations chez le garagiste, cela ressemble un peu aux visites chez le dentiste : on n’a généralement pas le choix, contraint et forcé. Quand il s’agit de se faire réparer sa Tesla, c’est pire encore pour beaucoup d’automobilistes. Une enquête de Vox basée sur mille plaintes déposées par des propriétaires américains de Tesla auprès de la FTC (Federal Trace Commission) dessine le portait d’un service d’entretien déficient.
Un réseau d’entretien insuffisant
Il y a bien sûr des incidents spectaculaires, comme chez cet utilisateur qui, après la réparation, a retrouvé de la mort au rat dans le coffre à l’avant, ou encore des rayures apparues pendant l’opération. Le principal problème pour Tesla reste le manque de centres de réparation agréés : le constructeur vend beaucoup de voitures, mais l’intendance ne suit pas.
Par conséquent, il y a de plus en plus de Tesla sur les routes, dont la maintenance doit être assurée par un nombre toujours plus restreint de centres agréés. Ce qui engendre des délais énormes, des frais importants (sans compter l’immobilisation du véhicule) et un travail parfois bâclé avec les cadences infernales. Le constructeur ne résoudra ce problème qu’en investissant lourdement dans son réseau d’entretien, mais pour le moment l’entreprise préfère visiblement mettre de l’argent dans la production pour suivre la demande.
Les plaignants pointent également du doigt les problèmes de pénurie de pièces de rechange ou encore la communication déficiente de la part du constructeur. De sérieux bugs dans la machine de moins en moins bien huilée de Tesla, qui explique pourtant concevoir chacun de ses véhicules avec l’objectif d’éliminer tout besoin de révision. Mais on est encore loin du compte…