C’est un communiqué officiel diffusé ce lundi, qui laisse planer l’espoir d’un retour à la normale entre la Chine et les États-Unis. Les deux pays se sont fendus d’une communication commune pour confirmer la suspension d’une partie des droits de douane punitifs instaurés ces dernières semaines. Une nouvelle qui a fait bondir le marché international, avec +3% enregistrés sur la Bourse de Hong-Kong.
Dans le détail, les États-Unis ramènent leurs droits de douane à 30%, et la Chine à 10%, détaille le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer. La mesure prendra effet dès le 14 mai prochain, et devrait permettre d’apaiser temporairement la situation commerciale sino-américaine, en attendant de trouver une entente plus pérenne.
Éviter l’escalade
Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, le président américain avait frappé fort, annonçant de nouveaux droits de douanes imposés sur les importations chinoises. La riposte ne s’était pas faite attendre, et les tarifs punitifs ont fait l’objet d’une escalade inquiétante. Avant la trêve, les mesures mises en place par l’administration Trump atteignaient les 145% d’augmentation, quand la Chine était passée à 125%.
Ces derniers jours, les deux puissances avaient fait un premier pas l’un vers l’autre, ouvrant la voie à un abaissement des droits de douane. Sur son réseau social Truth, Trump s’était prononcé en faveur d’un abaissement à 80%, reconnaissant “l’importance de leurs relations économiques et commerciales bilatérales pour les deux pays et pour l’économie mondiale“, autant que “l’importance d’une relation économique et commerciale durable, à long terme“. L’objectif sera ensuite de “poursuivre les discussions sur les relations économiques et commerciales“. La conclusion de cet accord vient mettre un coup d’arrêt à l’escalade des tensions internationales. Car l’enjeu n’est pas seulement important pour les deux puissances concernées. La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis a ébranlé l’économie mondiale.
Et en France ?
En France, Emmanuel Macron avait convoqué une réunion avec les représentants des secteurs touchés pour définir une stratégie de crise, afin non seulement d’évaluer l’impact économique de cette crise, mais aussi de coordonner une réponse au niveau européen. L’Union européenne prévoyait, elle aussi, de riposter en conséquences, en déployant des taxes ciblées sur les services numériques américains ou sur certains produits emblématiques comme le bourbon ou les motos Harley-Davidson. La Commission européenne envisageait aussi de soutenir financièrement les secteurs les plus touchés par ces mesures, grâce à des fonds d’urgence dédiés au commerce international.
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