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L’intelligence artificielle est un des “défis du siècle” assure le pape Léon XIV

À peine élu, le nouveau pape Léon XIV, né Robert Francis Prévost, prend déjà la parole pour parler … d’intelligence artificielle.

Dans un conclave, rien n’est anodin. Le choix d’un nouveau pape tout comme celui de son nom est un processus qui ne doit rien au hasard. En ce qui concerne le récent souverain pontife, Léon XIV, ce titre fait évidemment référence à Léon XIII, le Saint-Père de la fin du XIXe, en pleine révolution industrielle.

Lors de sa première prise de parole devant les cardinaux, Robert Francis Prevost a expliqué sa décision. Léon XIII était une figure de son temps, un patriarche qui avait su marquer son siècle, notamment avec la publication de son encyclique « Rerum Novarum », modernisant l’Église en profondeur.

Ce pape était porté sur de nombreuses questions publiques, à commencer par les conditions ouvrières. Gardien de la dignité humaine sans doute fois adhérer aux idées socialistes, Léon XIII était très respecté et écouté. Lors de son discours d’investiture, Léon XIV a assuré vouloir « continuer sur cette même voie ». 

« À notre époque, l’Église offre à tous le trésor de son enseignement social en réponse à une autre révolution industrielle et aux développements dans le domaine de l’intelligence artificielle qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail. »

L’IA : le défi du XXIe siècle

C’est une certitude. Bien que personne ne sache encore vraiment comment, mais l’intelligence artificielle va révolutionner notre époque. Avec l’arrivée de ChatGPT dans la sphère publique, monsieur et madame tout le monde ont pris conscience de la portée de cette technologie. De nombreux métiers sont menacés, directement ou indirectement par la venue de l’IA.

Dans un rapport sur l’emploi de 2025, le forum monétaire international assure que 45 % des sociétés vont être amenés à réduire leur masse salariale au profit de l’IA et de l’automatisation de certaines tâches. Dans le même temps, l’organisation mondiale du travail a publié un rapport en 2024 sur les conditions de vie très précaires des « créateurs » de l’IA.

L’Église veut s’engager encore davantage

La volonté du nouveau souverain pontife Léon XIV de prendre ces questions contemporaines à bras le corps n’est pas inédite. Son prédécesseur, le pape François, avait déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises. L’an dernier il avait questionné l’utilité de l’intelligence artificielle.

Pour lui, elle n’amenait qu’une « distorsion de la réalité par des récits partiellement ou complètement faux, crus et diffusés comme s’ils étaient vrais. » Dans son dernier discours public avant sa mort, le pape François a soulevé plusieurs interrogations, notamment sur l’impact des nouvelles technologies dans nos « relations humaines ».

Alors que son mandat vient de commencer, le pape Léon XIV semble vouloir suivre cette ligne directrice critique. L’Église catholique a beau avoir perdu de sa puissance politique depuis 200 ans, elle garde un fort pouvoir de communication. Le Vatican reconnaît 1 milliard 300 millions de baptisés dans le monde.

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Source : mashable.com

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