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Prix Nobel de la Paix : découvrez qui a remporté l’édition 2025 (spoiler, ce n’est pas Trump)

Le jury n’a pas cédé aux vociférations du président américain, et a choisi d’attribuer la récompense à María Corina Machado, icône démocratique au Venezuela.

Après la médecine, la physique et la chimie, c’est au tour du prix Nobel de la paix d’être décerné ce 10 octobre. Malheureusement pour Donald Trump, qui visait ouvertement cette récompense et la réclamait même à grands cris depuis quelques mois, son vœu n’a pas été exaucé. C’est María Corina Machado qui a remporté cette prestigieuse distinction pour “la promotion des droits démocratiques pour le peule du Venezuela“.

Cette ancienne députée, aujourd’hui cheffe de l’opposition au gouvernement de Nicolás Maduro, s’est illustrée par son combat en faveur de la démocratie au Venezuela. Elle a pris des risques personnels considérables pour revendiquer des élections libres face à la répression d’un régime autoritaire et porté à bout de bras l’aspiration à une transition démocratique depuis plus de vingt ans.

María Corina Machado remplit les trois critères définis par Alfred Nobel dans son testament pour la sélection du prix de la paix. Elle a unifié l’opposition de son pays, n’a jamais failli dans sa résistance contre la militarisation de la société du Venezuela, et s’est montrée inébranlable dans son soutien à la transition pacifique vers la démocratie“, a déclaré le porte-parole du jury.

L’ombre de Trump a plané sur la cérémonie

Même si sa victoire était extrêmement improbable, le sulfureux chef d’État aura pesé sur la cérémonie de tout son poids. Cela fait en effet plusieurs années que Donald Trump affiche ouvertement son désir d’ajouter un prix Nobel de la Paix à son armoire à trophées.

Dès 2018, à la suite de ses rencontres avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, il évoquait déjà cette ambition, avec le soutien de plusieurs élus républicains qui l’avaient officiellement nommé pour son rôle supposé dans les négociations entre les deux Corées. Tout au long de son premier mandat, il a régulièrement fait allusion à cette distinction, estimant que ses initiatives diplomatiques méritaient une reconnaissance comparable à celle reçue par son rival désigné Barack Obama, lauréat en 2009.

Mais cette démarche a pris une toute nouvelle dimension récemment ; depuis son retour à la Maison-Blanche, c’est devenu une véritable campagne de lobbying. Ces derniers mois, Trump a multiplié les références publiques au Nobel tout en présentant ses différentes médiations (notamment au Moyen-Orient et en Europe de l’Est) comme des avancées historiques. Il a également sollicité le soutien de dirigeants étrangers, avec succès. Le ministre maltais des Affaires étrangères Ian Borg a par exemple soumis sa candidature officiellement, le rendant techniquement éligible à la récompense.

Et à l’approche de la cérémonie, le ton est devenu de plus en plus insistant. Le 23 septembre dernier, il s’était vanté d’avoir « sauvé des millions de vies » en mettant fin à « sept guerres » à la tribune des Nations unies (ONU). « Tout le monde dit que je devrais recevoir le prix Nobel de la paix », avait-il ajouté avant d’affirmer une semaine plus tard qu’il s’agirait d’une « grande insulte » aux États-Unis s’il n’était pas choisi.

Certes, ses chances étaient pratiquement nulles, de l’aveu de la quasi-totalité des observateurs. Mais il aura tout de même réussi à monopoliser l’attention de la planète entière, détournant ainsi une partie de l’attention qui aurait dû revenir aux candidats les plus méritants.

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Source : Prix Nobel

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