Rentrer à Disneyland Paris au culot, c’est fini. Sans doute avez-vous déjà entendu parler de la fameuse technique de récupération des billets dont certains internautes vantaient les mérites pour une visite gratuite sur le parc. Il vous est peut-être même déjà arrivé de croiser quelqu’un vous réclamant votre ticket à la fin de votre journée chez Mickey. Car jusqu’alors, il suffisait de compter sur la générosité de visiteurs sur le départ pour profiter des dernières heures d’ouverture du parc sans aucun frais. Mais ce n’était sans compter sur l’installation de tourniquets nouvelle génération à l’entrée de la destination touristique.
Désormais, les billets d’entrée sont associés à une photographie du visiteur, prise lors du premier passage de la journée. Sur son site officiel, Disneyland Paris précise que ces clichés sont pris “afin de contrôler l’accès des visiteurs aux Parcs Disneyland Paris” à des fins de “lutte contre les entrées frauduleuses“. Vous l’aurez compris : les entrées frauduleuses en question font référence aux transferts de billets qui étaient autrefois monnaie courante à la sortie des parcs.
Cette technologie, déjà utilisée au parc Disneyland Resort en Californie (et même renforcée d’un contrôle de l’empreinte digitale à Walt Disney World en Floride) allait bien finir par être déployée chez nous, mais soulève plus de colère que chez nos voisins américains. Si la prise de cette photo et son stockage vous dérange (bien que la destination précise supprimer les fichiers dans un délai d’une semaine), sachez qu’il est possible de réclamer un contrôle alternatif lors de votre entrée.
Une vérification manuelle de l’identité
Les mentions légales accessibles sur le site de la destination précisent qu’il est possible de s’opposer à ce traitement des photographies du visage. Pour cela, il suffit de se présenter à un membre du personnel à l’entrée des parcs avant de scanner le billet, la prise de photo étant automatique autrement.
Pour profiter de ce contrôle alternatif du billet d’entrée, vous devrez impérativement vous munir d’une pièce d’identité et, le cas échéant, d’une preuve d’appartenance à la société mentionnée sur les billets dans le cas d’une réservation par le biais d’un comité d’entreprise. De fait, il restera tout de même impossible de transmettre votre billet, mais vous éviterez le traitement de votre photo si cela vous tient à cœur. À savoir que Disneyland Paris précise tout de même que les photographies “ne font pas l’objet d’un traitement par des technologies de reconnaissance faciale“, de quoi balayer les principales inquiétudes en la matière.
Et la plainte auprès de la CNIL alors ?
La semaine dernière, nos confrères de TECH&CO mettaient en lumière le dépôt d’une plainte auprès de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) concernant la mise en place de cette nouvelle mesure qui n’a pas été déclarée. Mais en offrant la possibilité aux visiteurs de refuser le cliché et d’accéder à leurs données personnelles en contactant une équipe dédiée par mail, Disneyland Paris répond aux exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et devrait donc échapper à une sanction.
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