Depuis plus de vingt-cinq ans, Grand Theft Auto est indissociable des États-Unis. Ses décors inspirés de New York, Los Angeles ou Miami, ses personnages extravagants et ses satires de la société américaine ont façonné l’identité d’une des franchises les plus emblématiques du jeu vidéo. Et selon Dan Houser, cofondateur de Rockstar Games et scénariste historique de la saga, ce lien est tout sauf un hasard.
En effet, il déclare aujourd’hui que GTA est américain par essence, et qu’il le restera. Invité du podcast de Lex Fridman, Dan Houser est revenu sur les origines de la série et sur la seule exception à cette règle : GTA London, sorti en 1999 sur PlayStation. Il explique :
“C’était un petit jeu en vue de dessus, assez amusant pour son époque, mais nous avons vite compris que pour un vrai GTA, il fallait l’Amérique. Le jeu a besoin d’armes, de personnages hauts en couleur, de cette énergie propre aux États-Unis. Même vu de l’extérieur, l’Amérique est tellement ancrée dans l’esprit de GTA que ça n’aurait pas eu le même impact ailleurs.”
Autrement dit, Grand Theft Auto n’est pas seulement un jeu d’action, c’est spécifiquement un miroir satirique de la société américaine, de ses excès, de son individualisme et de son rêve consumériste. Vice City abordait les années 80 de Miami, San Andreas revisitait les tensions raciales et les gangs californiens, tandis que GTA V se moquait de la superficialité de Los Angeles et la culture des influenceurs. À chaque épisode, Rockstar dresse le portrait d’une Amérique déformée mais bizarrement familière.
GTA 6 ne fera pas exception (et ses suites non plus)
Cette philosophie perdure dans GTA 6, prévu pour le 26 mai 2026. Le jeu se déroulera dans l’État fictif de Leonida, librement inspiré de la Floride. Ses deux premiers trailers promettent une satire flamboyante de la société contemporaine, entre influenceurs, politique spectacle et hypercapitalisme. Tous les symboles du rêve américain y passent dans cette nouvelle itération. Une cohérence qui explique pourquoi Rockstar ne quittera probablement jamais ce décor symbolique.
D’ailleurs, ce lien entre GTA et l’Amérique est aujourd’hui étudié au plus haut niveau. À partir de 2026, l’Université du Tennessee proposera un cours d’histoire américaine entièrement basé sur la saga. Le professeur Tore Olsson y analysera la manière dont la série a façonné la perception du pays à travers ses villes fictives devenues de véritables reflets de leurs inspirations réelles.
Et si un jour GTA quittait l’Amérique ? Ce scénario est peu probable le développeur. Comme pour Fallout, autre série profondément ancrée dans la culture américaine, changer de décor reviendrait à changer d’identité.
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