Dans une interview exclusive, Stephanie Snowden directrice de la communication studio chez Activison et Natalie Pohorski responsable de production narrative de Raven Software nous ont dévoilé les coulisses de Black Ops 7, qui propulse les joueurs en 2035. Entre héritage de Black Ops 2, personnages iconiques de retour et technologies futuristes, ce septième opus promet de redéfinir la franchise tout en respectant ses racines. Les développeuses lèvent le voile sur un jeu qui mise autant sur la campagne solo que sur le mode coopératif, avec des surprises qui raviront les fans de longue date.
Un futur proche qui ouvre de nouvelles possibilités créatives
Black Ops 7 se démarque en installant son action en 2035, une décision qui change l’approche des équipes de développement. Stephanie Snowden explique que ce choix temporel offre une liberté créative inédite : « Être ancré dans le réel et faire en sorte que le jeu soit tactique et fluide, c’est essentiel pour n’importe quel Call of Duty. Mais avec Black Ops 7, on a vraiment repoussé les limites avec cette nouvelle ère. »
Contrairement à d’autres jeux de science-fiction, cette période n’est pas si éloignée de notre présent. Natalie Pohorski souligne que 2035 se trouve à seulement dix ans de nous, une distance temporelle comparable à celle qui nous sépare de 2015. « Ce n’est pas de la science-fiction déconnectée de la réalité. C’est à portée de main, presque tangible ». Cette proximité permet au jeu de rester crédible tout en explorant des technologies avancées et des gadgets futuristes qui semblent plausibles.
Le retour attendu de personnages cultes de Black Ops 2
L’un des paris majeurs de Black Ops 7 consiste à renouer avec l’héritage de Black Ops 2, considéré comme un titre légendaire par la communauté. Le jeu se déroule dix ans après les événements de 2025 vécus dans BO2, permettant de retrouver David Mason et Harper dans une nouvelle phase de leur existence. « Ces personnages se trouvent dans un état questionnable après tout ce qu’ils ont traversé. Menendez a vraiment détruit leurs vies de bien des façons ».
Le retour de Raul Menendez lui-même constitue un moment fort pour les fans. Mais l’opus ne se contente pas de ressusciter d’anciens héros, il tisse également des liens avec Black Ops 6 en réintégrant Troy Marshall, désormais à la tête de l’équipe JSOC, quarante ans après les événements des années 90.
Pour les nouveaux joueurs, aucune inquiétude, l’expérience reste totalement accessible sans connaissance préalable. Mais pour les habitués de la franchise, ces références et ces retrouvailles promettent des moments chargés d’émotion. « Si vous avez joué à Black Ops 2, ces instants vous sembleront peut-être plus spéciaux » selon Natalie Pohorski.
Une campagne pensée pour le solo comme pour la coop
Black Ops 7 marque un tournant en offrant l’ensemble de sa campagne en mode coopératif, une première pour Raven Software qui travaille depuis longtemps sur des expériences solo. Natalie Pohorski décrit un processus de développement intensif : « On fait énormément de tests. On entre en solo, on entre en groupes, et c’est vraiment comme ça qu’on évalue le jeu. On se demande à chaque instant : est-ce que c’est fun ? »
Les missions restent globalement linéaires, mais l’expérience varie selon le personnage choisi. La difficulté a été particulièrement travaillée pour s’adapter automatiquement au nombre de joueurs, sans option manuelle. L’objectif est que chaque joueur trouve son compte, qu’il préfère affronter la campagne seul ou accompagné.
Cette approche s’inscrit dans une vision plus large qui veut faire de Black Ops 7 un hub accessible à différents types de joueurs. « Quelqu’un qui joue surtout en solo peut commencer par la coopération, gagner en confiance, puis se lancer dans le multijoueur ou le mode zombies » selon Pohorski. Le mode campagne intègre d’ailleurs des éléments d’endgame où les joueurs choisissent leurs missions et explorent l’univers d’Avalon, ajoutant une dimension de choix personnel.
Un mode multijoueur et zombies qui honorent la légende de Black Ops 2
Si la campagne constitue le cœur narratif du jeu, le multijoueur et le mode zombies n’ont pas été oubliés dans cette volonté de rendre hommage à Black Ops 2. Natalie Pohorski le confirme : « Le multijoueur de BO2 est légendaire pour beaucoup de joueurs. Treyarch a réfléchi à comment Black Ops 7 peut faire référence à ces éléments, que ce soit avec de nouvelles armes, des cartes ou en remasterisant certains contenus. »
Le mode zombies suit la même philosophie, construisant sur l’héritage de Black Ops 2 tout en proposant des innovations. Les développeurs promettent que cette édition trouve l’équilibre parfait entre respect de l’ADN de la franchise et renouvellement du gameplay. « Les jeux Call of Duty sont au sommet quand ils arrivent à équilibrer ces deux aspects, et Black Ops 7 y parvient vraiment bien », estime Pohorski.
Cette approche vise à satisfaire aussi bien les vétérans que les nouveaux venus, créant un sentiment d’appartenance à quelque chose de plus grand pour ceux qui suivent la série depuis des années, tout en restant accueillant pour ceux qui découvrent l’univers.
Des Easter eggs et des surprises ?
Impossible de parler d’un Black Ops sans évoquer les secrets cachés. Sur ce point, les développeuses restent mystérieuses, refusant de gâcher les surprises. « Il y a tellement de choses qu’on aimerait vous dire, mais vous devrez jouer au lancement pour les découvrir », tease Stephanie Snowden.
Ce qui transparaît cependant, c’est que certaines surprises viendront directement du gameplay lui-même, notamment dans les phases d’endgame où les équipes découvrent parfois des mécaniques inattendues. Une version géante de Harper que l’on peut apercevoir dans un trailer semble avoir particulièrement marqué les équipes de test.
Ces moments de découverte font partie intégrante de l’expérience Black Ops. Qu’il s’agisse de références subtiles pour les fans de Black Ops 2 ou de surprises accessibles à tous, Treyarch et Raven Software ont multiplié ces instants qui récompensent la curiosité.
Une histoire centrée sur les personnages avant tout
Au-delà des technologies futuristes et des mécaniques de jeu, Black Ops 7 reste avant tout une histoire de personnages. Stephanie Snowden insiste sur cet aspect : « C’est une narration très axée sur les personnages. C’est ce sur quoi on essaie de se concentrer. On veut que ce soit personnel, qu’ils puissent s’imaginer et aussi se jouer eux-mêmes dans le jeu. »
Cette dimension humaine constitue le fil conducteur qui maintient la cohérence de l’univers Black Ops, développé depuis maintenant sept opus. Les développeurs admettent qu’il reste encore beaucoup d’histoires à raconter dans cet univers, laissant planer le mystère sur d’éventuels futurs projets qui pourraient revenir vers des époques plus anciennes.
Quant à savoir si les joueurs feront face à des dilemmes moraux et des choix aux conséquences durables, la réponse reste nuancée. Si l’expérience demeure globalement linéaire, le personnage incarné et les décisions tactiques en coopération influencent la façon de vivre l’aventure. C’est finalement au joueur de diriger son expérience, notamment grâce à la liberté offerte par le système d’endgame. Pour rappel, Call of Duty Black Ops 7 sera disponible le 14 novembre prochain.
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