C’est le grand ménage chez Google. Grâce à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), une liste européenne regroupant plus de 600 sites pirates identifiés a été transmise à Google. Après élimination des doublons, ce sont au moins 326 sites distincts que le moteur de recherche doit désormais bloquer en France. Cette décision intervient dans un contexte de tension généralisé : Canal+ et la Ligue de football professionnel (LFP) ont récemment intensifié leur lutte contre les IPTV pirates, en ciblant notamment des sites très connus parmi les amateurs de streaming illégal, comme footballvip.sbs, iptvroom.xyz ou encore f1livestream.xyz. Certaines de ces URL figuraient déjà sur des listes noires utilisées par les fournisseurs d’accès à internet (FAI) et les VPN pour filtrer les contenus pirates.
Quel impact pour les consommateurs ?
Le blocage par Google devrait rendre plus difficile l’accès aux flux IPTV illégaux via moteurs de recherche. En limitant l’accès aux plateformes pirates, les ayants droit espèrent protéger leurs contrats de diffusion, en particulier sur les secteurs majeurs que sont la Ligue 1, la Ligue 2, la Premier League, ou encore les événements internationaux comme la Formule 1 ou Roland-Garros.
Ces mesures font suite à une série de jugements qui renforcent la légitimité de la lutte contre ce type de diffusions illégales. Elles viennent aussi appuyer la loi du 25 octobre 2021, qui a donné à l’Arcom des pouvoirs renforcés pour demander aux plateformes et acteurs intermédiaires de bloquer ces sites illégaux au profit des détenteurs de droits. Pour les détenteurs de droits, l’opération est cruciale, car elle vise à freiner la montée en puissance de l’IPTV pirate, qui siphonne une partie importante des abonnés en proposant des accès gratuits ou à bas coût, au détriment des services légaux et des revenus générés.
600 sites bloqués, et après ?
Le durcissement des règles concernant les IPTV n’est pas anodin. Si les acteurs historiques comme Canal+ et la LFP multiplient les recours juridiques pour obtenir le blocage rapide des sites pirates, l’opération est loin d’être simpliste. Avec ce blocage massif, Google montre qu’il collabore activement avec les autorités françaises et européennes pour assainir le marché des contenus sportifs en ligne et garantir aux ayants droit des moyens de défense renforcés. Mais cette décision va devoir s’accompagner d’arguments commerciaux solides pour convaincre le grand public d’abandonner les options illégales au profit des services de streaming officiels.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.