Oubliez tout ce que vous pensiez connaître de Spider-Man. En 2026, Prime Video réinvente le tisseur de toile avec Nicolas Cage en tête d’affiche. La plateforme mise sur le succès des aventures de Miles Morales pour créer l’événement chez les amateurs de comics. Elle ne s’adresse néanmoins pas qu’à eux, l’approche de la série la rend accessible à tout un chacun… pour peu qu’on aime les films noirs et les héros désabusés. À quelques semaines de son lancement, Spider-Noir montre enfin de quel bois elle est faite… on trépigne.
Multivers ?
Si le grand public connait Spider-Noir grâce à Spider-Man : New Generation (2018), les créateurs Oren Uziel et Steve Lightfoot s’écartent un peu du lore pour immortaliser un héros différent de celui que Cage campait déjà en animation. Ici pas de Peter Parker mais un certain Ben Reilly. Dans le New York des années 30, ce détective privé vieillissant et malchanceux se débat avec un passé sombre et son rôle d’unique superhéros de la ville. Pour les créateurs, cette série était une opportunité de s’affranchir de l’imagerie de Spider-Man et des thématiques qui sont propres à ses aventures. Plus question de rite initiatique ou de propos sur le poids des responsabilités, Spider-Noir immortalisera un homme violent, abimé par la vie.
Le producteur Phil Lord explique à Esquire : “Ce personnage est très différent du Peter Parker des films. Il est plus âgé, désabusé et n’hésite pas à frapper un type en état d’ivresse au visage. Il a déjà vécu sa désillusion à Chinatown il y a des années”. L’heure n’est plus vraiment à la naïveté. Les producteurs confient volontiers que la série et le personnage doivent beaucoup à Nicolas Cage. “Il a apporté au personnage une réflexion qui nous a vraiment surpris. Il a dit : ‘Je suis une araignée qui essaie de se faire passer pour un humain’. Il change constamment de registre. Au fond de lui il se sent comme un animal”.
Le genre à maturité ?
Les superhéros sont à un tournant. Après des années de règne sans partage sur le box-office mondial, le genre peine à convaincre de la même manière. Dans un océan d’origin story et d’aventures sur les responsabilités qui incombent à celles et ceux qui détiennent le pouvoir, des propositions sortent leur épingle du jeu en égratignant ces demi-dieux. C’était le cas de The Boys en 2019 ou encore de Logan en 2017, Spider-Noir semble vouloir faire comme ses ainés en se voulant plus fataliste, crue et incarnée.
Espérons que le projet ne limite pas cette prise de risque à une esthétique inédite et qu’elle s’attache à construire un propos pertinent sur les thématiques qui animent le film noir. On peut déjà dire qu’on aime ces premières images. Rendez-vous dès le 27 mai sur Prime Video pour découvrir si Spider-Noir parviendra à éclipser Peter Parker. Rappelons que ce dernier, campé par Tom Holland, doit revenir cet été au cinéma pour Brand New Day. Les adorateurs du tisseur vont avoir de quoi faire en 2026.
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