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Ubisoft : ses plus grandes franchises sont en danger

Splinter Cell, Assassin’s Creed, Ghost Recon,… Toutes les franchises d’Ubisoft sont potentiellement en péril.

Depuis plusieurs mois, la situation d’Ubisoft se dégrade progressivement, au point de devenir aujourd’hui particulièrement inquiétante. L’éditeur français, longtemps considéré comme l’un des piliers de l’industrie vidéoludique mondiale, enchaîne les fermetures de studios et les licenciements dans le cadre d’une restructuration globale. Dans ce contexte alarmant, une réalité s’impose peu à peu. Même ses licences les plus emblématiques ne sont plus à l’abri.

Un studio historique fermé

Le dernier épisode en date illustre parfaitement cette dérive. Le 19 mars, Ubisoft a annoncé l’arrêt du développement de jeux au sein de Red Storm Entertainment, entraînant le licenciement de 105 employés. En interne, la situation apparaît bien plus chaotique que prévu. Moins de 24 heures après l’annonce, certaines équipes ont été sollicitées à nouveau pour poursuivre le travail sur des projets jugés prioritaires, alors même que leurs accès aux outils avaient été coupés.

Ce choix a d’autant plus d’impact que Red Storm n’était pas un studio secondaire. L’équipe participait activement à une dizaine de projets. Le prochain Ghost Recon, connu sous le nom de code OVR, en faisait partie. Présenté en interne comme un titre crucial pour l’année fiscale à venir, il devait marquer un retour aux fondamentaux de la licence avec une approche stratégique plus affirmée. Cependant, le projet aurait déjà été revu à la baisse, et la disparition d’une partie des équipes risque d’entraîner de nouveaux retards.

La situation n’est pas plus rassurante du côté du remake de Splinter Cell, lui aussi évoqué comme étant en difficulté, notamment en raison de dépassements budgétaires importants. Alors qu’Ubisoft cherche à économiser encore 100 millions d’euros supplémentaires, ces projets deviennent paradoxalement à la fois essentiels et fragilisés. Les décisions prises pour réduire les coûts semblent ainsi produire l’effet inverse en désorganisant les productions et en allongeant les délais.

Le naufrage n’est plus très loin

Plus largement, les témoignages internes convergent vers un constat extrêmement préoccupant. Les licenciements ne seraient pas ciblés de manière stratégique, mais plutôt décidés à l’échelle des studios, sans prendre en compte l’impact réel sur les projets en cours. Cette approche crée des vides difficiles à combler qui oblige les équipes restantes à s’adapter dans l’urgence et qui alimente un cercle vicieux où les retards et les surcoûts se multiplient.

Même les franchises les plus solides ne semblent plus intouchables. Ubisoft miserait notamment sur un remake d’Assassin’s Creed IV Black Flag pour soutenir ses résultats car la licence reste centrale malgré tout. Pourtant, un projet lié à Assassin’s Creed a récemment été annulé en interne. Donc si une saga aussi majeure peut être remise en question, alors aucune propriété intellectuelle du catalogue n’est réellement sécurisée.

L’entreprise doit impérativement réduire ses dépenses pour survivre, tout en préservant la qualité et la viabilité de ses productions. Or, ses choix actuels semblent mettre en péril cet équilibre. Dans une industrie déjà marquée par des vagues de licenciements massives, le cas d’Ubisoft n’est absolument pas rassurant.

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