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Vous connaissiez déjà le constructeur Geely sans le savoir, il débarque maintenant en France avec ses propres voitures

Le groupe Geely officialise son arrivée en France au printemps 2026 avec plusieurs modèles électriques et hybrides. Une offensive longtemps préparée dans l’ombre.

Geely n’est pas un inconnu. Vous avez déjà croisé ses voitures dans la circulation, roulé dedans peut-être, sans jamais voir son logo. Le groupe chinois chapeaute depuis des années Volvo, Smart, Polestar ou encore Lynk & Co, des marques bien installées en Europe. Mais ce qui change en 2026, c’est que Geely va désormais vendre des voitures sous ses propres couleurs en France, et il ne le fait pas à moitié.

Un déploiement européen méthodique

L’offensive a commencé discrètement. Le groupe est déjà présent dans douze pays européens, dont la Pologne, la Grèce et la Croatie, et a lancé son SUV EX5 au Royaume-Uni en octobre 2025. La suite du plan s’accélère en 2026 avec une entrée au Benelux au deuxième trimestre avec deux modèles électrifiés, puis l’ouverture des premières concessions en Espagne au printemps, et le déploiement confirmé en Allemagne, en Italie et en France. L’objectif affiché est de dépasser 1 000 points de vente sur le continent. Pour accompagner tout ça, Geely a lancé le 26 mars 2026 “Geely Technology Europe”, un centre de R&D qui consolide ses opérations en Suède et en Allemagne, avec l’ambition de réduire à moins de six mois l’écart entre les lancements chinois et les lancements internationaux. Le groupe ne fait plus de la figuration en Europe !

Un moteur Renault pour convaincre les Français

Le modèle qui concentre les attentes pour la France s’appelle le Starray EM-i. Ce grand SUV hybride rechargeable de 4,7 mètres développe 262 chevaux et se distingue par une motorisation thermique codéveloppée avec Horse Powertrain, l’entité motorisations née du rapprochement entre Renault et Geely. Ce n’est pas un produit clés en main entièrement importé de Chine, c’est un modèle intégrant une brique technologique calibrée aux normes européennes. Cela pèse peu sur la fiche technique mais beaucoup sur la perception du risque à l’achat, surtout dans un contexte où la durée de vie, la maintenance et la disponibilité des pièces restent des questions légitimes pour un client français face à une marque inconnue. Le Starray EM-i sera proposé avec deux options de batterie, mais les prix et les autonomies homologuées ne sont pas encore officiels.

Nouveau modèle Geely Galaxy présenté pour le marché européen en 2025
© Geely

Une gamme pensée pour couvrir tous les segments

À côté du Starray EM-i, Geely arrive avec plusieurs modèles déjà identifiés pour le marché français. Le Galaxy E5 est le fer de lance électrique : un SUV compact de 4,60 mètres, 218 chevaux, batterie LFP de 60 kWh pour environ 430 kilomètres d’autonomie WLTP, positionné entre 37 990 et 41 990 euros au Benelux selon les versions. C’est un concurrent direct du Tesla Model Y et du Renault Scénic E-Tech, avec l’avantage d’avoir été conçu dès l’origine pour l’export, contrairement à des modèles chinois adaptés a posteriori aux normes européennes. Le Galaxy E8, berline électrique sur la plateforme SEA partagée avec la Volvo EX30, servira de vitrine technologique avec un écran OLED 8K de 45 pouces traversant l’intégralité du tableau de bord. Plus modeste, l’EX5 se positionne autour de 32 000 à 37 000 euros selon les finitions, sur la base des tarifs pratiqués au Royaume-Uni.

En parallèle, Zeekr, la marque premium du groupe, s’apprête à ouvrir 25 à 30 concessions en France au cours du deuxième trimestre 2026, avec le soutien du réseau Volvo pour l’après-vente. Et Lynk & Co vise 40 points de vente en France d’ici fin 2026, en abandonnant le modèle par abonnement pour s’appuyer sur le réseau Volvo et viser 6 000 immatriculations sur l’année. Le groupe n’envoie pas une marque en éclaireur, il envoie tout le monde en même temps.

Reste que la multiplication des marques du groupe sur le marché français pose une question de lisibilité. Expliquer au consommateur pourquoi choisir un Geely Galaxy E5 plutôt qu’un Zeekr, alors que les deux partagent les mêmes plateformes et la même maison mère, sera un exercice difficile. BYD a mis des années à stabiliser son image en Europe malgré une gamme solide. Geely part avec un avantage réel, l’héritage industriel de Volvo, mais la notoriété de marque, elle, est à construire entièrement.

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