La fin d’un symbole. Nous sommes au milieu des années 90, l’URSS vient de s’effondrer, mettant de facto un terme à la Guerre froide. L’humanité veut se rassembler autour de grands projets. L’un d’entre eux sera l’ISS. Une station spatiale internationale, habitée en permanence depuis 2000, qui permet à tous les pays de travailler de concert sur la recherche scientifique.
Mais un quart de siècle plus tard, beaucoup de choses changent. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a remis de l’huile sur le feu de la géopolitique mondiale. L’ISS, vieillissante et coûteuse, est devenue un poids pour les agences l’entretenant, à commencer par la NASA.
Soucieuse de faire des économies, elle a notifié dès 2021 son intention de se retirer de l’ISS. En substitut, elle compte se servir de modules et stations orbitales privées, pour mener des expériences en apesanteur.
Quel avenir pour l’ISS ?
Lors de son évènement Ignition (initialement pensé pour parler du programme Artemis), la NASA a annoncé un sursis de dernière minute pour l’ISS. Sa fin semblait actée pour 2030, mais elle devrait en fin de compte rester en place jusqu’en 2032.

Pendant quelques années, des entreprises privées devraient envoyer des vaisseaux s’amarrer à l’ISS pour permettre à la NASA et ses partenaires de faire de la recherche scientifique. Une nouvelle stratégie, qui n’est pas du goût de tout le monde.
Car depuis 2021, la NASA assure vouloir des stations spatiales privées, indépendantes de l’ISS. Cela fait donc 5 ans que des équipes d’ingénieurs, chez Blue Origin notamment, travaillent sur les plans de cette base habitée futuriste.
Axiom Space, grand gagnant ?
En changeant aujourd’hui son fusil d’épaule, la NASA met toutes ces sociétés dans l’embarras. L’agence américaine jette 5 années d’effort à la poubelle, modifiant entièrement son projet.
Concevoir un module qui vient s’amarrer à l’ISS ou créer une station totalement indépendante, ce sont deux demandes qui n’ont rien à voir. Mais toutes les entreprises privées ne sortent pas perdantes de cette affaire. Une seule société avait misé sur la bonne stratégie : Axiom Space.

Depuis 2021 elle ne développe pas une base complète mais uniquement des vaisseaux, comme le souhaite désormais la NASA. Il n’en fallait pas plus pour que des plaintes pour favoritisme apparaissent sur la toile. Des doutes renforcés par les nombreux contrats déjà remportés par Axiom Space auprès de la NASA.
L’entreprise fondée en 2016 par Michael Suffredini (un ancien cadre de la NASA) avait raflé le très convoité appel d’offres AxEMU. Derrière ce nom scientifique barbare se cachent les combinaisons spatiales que porteront les astronautes des missions Artemis. C’est dans un tissu signé Axiom Space que l’Homme reposera un pied sur la Lune.
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