Le ministère de l’Intérieur était victime d’une cyberattaque massive en fin d’année 2025. Le groupe de pirates affirmait alors détenir des données issues du fichier Traitement des antécédents judiciaires (TAJ), du fichier des personnes recherchées (FPR) mais aussi de la Direction générale des finances (DGFIP) et de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.
Un hacker de 22 ans a rapidement été mis en examen pour « atteinte à un système de traitement automatisé des données ». Le ministère de l’Intérieur a de nouveau été visé par une attaque informatique. Cette fois, ce sont les propriétaires d’armes à feu qui ont du souci à se faire.
Le ministère de l’Intérieur confirme une intrusion dans le Système d’information sur les armes (SIA), une enquête ouverte
Le ministère de l’Intérieur a confirmé cette semaine que le système d’information sur les armes (SIA), sur lequel les propriétaires d’armes à feu doivent s’enregistrer, a été victime d’une intrusion.
Il précise qu’un pirate s’est servi du compte d’une entreprise existante pour récupérer des données commerciales enregistrées sur le SIA. « Certaines sont susceptibles de contenir les données personnelles de propriétaires d’armes et des données relatives à des transactions d’armes », indique le ministère de l’Intérieur à l’AFP.
La procureure de la République de Paris a ouvert une enquête confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité. En parallèle, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a immédiatement mis en œuvre « les mesures de sécurité adéquates pour rehausser encore davantage les règles de sécurité relatives au SIA ».
Un système de double authentification a notamment été mis en place le 1ᵉʳ avril pour les entreprises se connectant au système d’information sur les armes. Le ministère de l’Intérieur assure que le SIA n’a « pas été atteint » malgré cette intrusion.
Pourtant, un hacker actif sur le dark web indique bel et bien être en possession d’informations confidentielles, comme l’a constaté French Breaches, spécialisé dans les fuites de données. Les informations de 62 511 armes et de leurs propriétaires auraient été extraites. Voici les informations personnelles que détiendrait le pirate informatique :
- Nom et prénom
- Date de naissance
- Adresse postale
- Numéro de téléphone
- Numéro SIA
Désormais, il convient d’attendre les avancées de l’enquête pour avoir le fin mot de l’histoire. Rappelons qu’en janvier 2026, c’est la Fédération nationale des chasseurs (FNC) qui était victime d’un acte de cybermalveillance.
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