Tesla en perte de vitesse et BYD en pleine croissance. C’est avec ces mots que l’on pourrait résumer l’année 2025 pour le marché de la voiture électrique. Il faut dire que le constructeur américain a connu des mois très difficiles, forçant même son extravagant patron, un certain Elon Musk, à reconnaître publiquement des difficultés.
Du côté de BYD, tout n’était pas rose, mais l’année 2025 était globalement positive. L’entreprise avait réalisé moins de bénéfice qu’en 2024, mais elle avait chipé sur le fil la place de premier constructeur mondial à Tesla.
Les analystes pensaient alors que BYD allait continuer sur sa lancée, consolidant son avance face à Tesla. Mais les chiffres ne sont pas bons. Le constructeur chinois s’est écroulé en ce début d’année. Entre janvier et mars 2026, 310 389 voitures ont été vendues. Une baisse de 25,46 % par rapport à un premier trimestre 2025, déjà décevant.

Dans un communiqué de presse très enthousiaste, Tesla revendique 358 023 ventes sur la même période. La marque signe ainsi une progression de 6,5 % par rapport à 2025. Les mauvaises langues diront que c’est toujours moins que les prévisions avancées, mais les chiffres restent dans le vert.
L’Europe en arbitre du duel ?
Avec une marque américaine d’un côté et une firme chinoise de l’autre, il est aisé de savoir où ce combat va se jouer. Forte sur leur marché local (bien que BYD soit contesté en Chine), les deux géants se sont donné rendez-vous en Europe.
Le vieux continent et ses centaines de millions d’habitants seront le terrain de chasse des deux constructeurs pour les prochains mois. BYD a déjà affiché ses intentions. 1,5 million de voitures (électriques et hybrides rechargeables) vont quitter la Chine dans les prochains mois. Elles inonderont le marché mondial, à commencer par l’Europe.
Pour Tesla, la marque peut compter sur un succès historique en Europe. Avec 13 945 ventes au premier trimestre, la Model Y repasse devant la Renault 5 E-Tech sur le marché français. Avec 9 569 immatriculations sur le seul mois de mars, Tesla bat tout simplement son record historique en France. C’est 203 % de plus qu’en 2025.
2026 : année de la voiture électrique ?
Les récentes hausses des prix de l’essence vont consolider cette dynamique. En Nouvelle-Zélande, pays très touché par la crise iranienne (+30 % pour l’essence, +74 % pour le diesel), les immatriculations de voitures électriques ont triplé en mars 2026.
Bien qu’un accord de cessez-le-feu ait été trouvé entre les États-Unis et l’Iran, rouvrant le détroit d’Ormuz, l’électrique reste une solution très abordable. Avec 100 km pour 3 € en moyenne (pour une recharge lente, à domicile), c’est une option économique sans comparaison possible avec le thermique.
Pour finir de s’imposer, la voiture électrique va devoir combattre ses deux démons historiques. La vitesse de charge (BYD travaille d’ailleurs sur une recharge en moins de 10 minutes) et l’autonomie (Tesla parle régulièrement de la barre des 1000 kilomètres, sans jamais l’atteindre).
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