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Le Tesla Cybercab est à Paris !

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Pour son retour au Mondial de l’Auto, Tesla expose le Cybercab, son taxi autonome à deux places sans volant ni pédales. Il transporte des passagers à Austin, au Texas, depuis le 4 septembre, mais il n’est pas autorisé à rouler en France.

Tesla n’avait pas confirmé tout de suite sa participation au Mondial de l’Auto, qui se tient porte de Versailles du 12 au 18 octobre. La marque occupe finalement le stand C25 du hall 7.1, avec les Model 3 et Model Y, le robot humanoïde Optimus Gen 2, des solutions Tesla Energy pour la maison et un Superchargeur. L’attraction principale du stand reste toutefois le Cybercab, dont l’exemplaire exposé vient de la flotte de robotaxis de Tesla aux États-Unis. Notez que Tesla prévoit aussi de présenter son Roadster dans la nuit du 15 au 16 octobre, à 3 h, heure de Paris.

Un projet présenté en octobre 2024 et produit depuis février

Le Cybercab a été présenté le 10 octobre 2024, lors de l’événement “We, Robot” organisé dans les studios Warner Bros. de Burbank, en Californie. Ce soir-là, une vingtaine de prototypes ont transporté les invités. Elon Musk visait alors un prix inférieur à 30 000 dollars, et il a confirmé ce chiffre le 17 février 2026 en répondant “Yes” sur X à une question sur une vente aux particuliers avant 2027. Tesla a annoncé le premier Cybercab de série en février 2026, à la Gigafactory Texas près d’Austin, et des exemplaires de test ont été repérés en mars dans la Silicon Valley et à Austin.

Les documents publiés en juin par l’agence américaine EPA donnent les premières caractéristiques de série. Le Cybercab utilise une batterie de 48 kWh, un seul moteur de 163 kW (219 ch) et pèse 1 412 kg, pour une charge utile de 280 kg. Tesla annonce une consommation de 5,5 miles par kWh, soit environ 11,3 kWh/100 km. Les prototypes n’avaient pas de prise de recharge visible, car Tesla prévoit une recharge par induction avec un rendement supérieur à 90 %.

En service à Austin depuis le 4 septembre

Le Cybercab transporte des passagers depuis le début du mois de septembre. Les premiers trajets ont eu lieu le 3 septembre sur invitation, puis le service a été ouvert au public le 4 septembre dans certaines zones d’Austin, via l’application Robotaxi de Tesla. Selon les registres d’immatriculation du Texas, 45 Cybercab étaient en service au lancement. Le service Robotaxi de Tesla fonctionne aussi à Dallas, Houston, Miami, Orlando, Tampa et dans la baie de San Francisco, mais avec des Model Y, et pour l’instant le Cybercab ne roule qu’à Austin. À titre de comparaison, Waymo exploite environ 3 000 véhicules sans conducteur.

Le Cybercab fait aussi l’objet d’une enquête aux États-Unis. Le 3 septembre, la NHTSA, l’agence fédérale de sécurité routière, a ouvert un audit sur environ 1 000 Cybercab pour comprendre comment Tesla les a homologués. Contrairement à Zoox, qui a obtenu en juillet une dérogation limitée à 2 500 véhicules par an, Tesla n’a pas demandé d’exemption et a certifié lui-même le Cybercab. Le 10 septembre, la NHTSA a donc exigé qu’un responsable de Tesla réponde à ses questions sous serment avant le 30 septembre.

Sur le stand Tesla au Mondial de l’Auto

Sur le stand, le Cybercab exposé est de couleur dorée, et, comme je m’y attendais, on ne l’a pas vu rouler. Au niveau du design, il ressemble beaucoup à une Model 3, avec un habitacle à deux places, sans volant ni pédales, et un grand écran central. Les deux portes s’ouvrent vers le haut, en élytre. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le coffre arrière, qui est immense. Avec deux places en moins, il reste beaucoup d’espace, et comme il s’agit d’un taxi, on peut y mettre ses bagages pour aller prendre un train ou un avion, ou y charger ses courses. Selon les indications de Tesla reprises, il accueille deux valises de soute et deux bagages cabine.

Pas de Cybercab ni de FSD en France pour l’instant

Le Cybercab ne roule pas en France, car un véhicule sans volant ni pédales pose la question de son homologation en Europe, et transporter des passagers sans conducteur demande une autorisation à part. Même le FSD supervisé, l’aide à la conduite de Tesla appelée “Conduite Assistée” en Europe, n’est pas encore autorisé en France. Il l’est dans huit pays européens, dont les Pays-Bas, la Belgique et la Slovénie, où il coûte 99 euros par mois. Pendant le salon, Tesla propose d’ailleurs aux visiteurs des essais gratuits du FSD de 30 à 45 minutes, à bord de six Model 3 au centre d’essais du Mondial, sur réservation.

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