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Le créateur de Fortnite revoit entièrement son shooter Marvel x Star Wars et de la pire manière possible !

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Le jeu vidéo et l’IA, avec la prédominance du second, le premier est entré dans une relation compliquée à base de “je t’aime, moi non plus”. Sauf pour Epic Games où on lui déroule le tapis rouge avec le sourire et le champagne.

La déclaration n’a peut-être pas fait autant de bruit que l’absence de physique pour GTA 6 ou PlayStation qui décide de passer au tout numérique, mais elle mérite qu’on s’y attarde. Car quand le patron d’un studio qui brasse des milliards par an déclare sur son compte X que son entreprise va “réaffecter ses développeurs pour une réorganisation misant sur une accélération maximale par l’IA”, les enjeux ne sont pas anodins. Surtout quand le studio en question est propriétaire de Fortnite et qu’il avait un jeu Marvel x Star Wars dans les tuyaux.

Et la déclaration de Tim Sweeney (aucun rapport avec Sydney), PDG d’Epic Games, n’est apparemment pas une parole en l’air. Bien que le studio n’ait rien annoncé, officiellement, il semblerait, selon l’agence Bloomberg, qu’une circulaire interne incite désormais les équipes à ne plus produire “une seule ligne de code” par elles-mêmes, mais à utiliser en priorité l’IA, notamment le modèle Claude.

Et cela a un impact immédiat sur le prochain projet d’Epic Games. Suite à la participation de Disney dans les parts de l’entreprise, le studio était sur le développement d’un jeu crossover, un shooter mélangeant les licences Marvel et Star Wars (et d’autres propriétés de Disney ?). Oui, comme le comics. Bon, déjà que sur le papier, le titre ne fait pas particulièrement rêver, il semblerait que son développement ait été mis à l’arrêt, voire intégralement repensé.

Il n’est plus question de le sortir en mars prochain, mais d’entièrement le revoir en utilisant de l’IA générative. D’ailleurs, Epic Games avait déjà annoncé une nouvelle version d’Unreal Engine avec de l’IA partout. Bref, chez Epic, l’heure est au prompt.

Chez Epic Games, on ne vire presque pas, on réoriente

Néanmoins, Tim Sweeney exclut l’hypothèse selon laquelle l’usage massif de l’IA va mettre à la porte certains membres d’Epic Games. “Le but n’est pas de faire la même chose avec moins de monde, mais de permettre à chacun ici de produire plus et mieux.” On rappelle qu’il y a six mois, plus de 1 000 employés étaient licenciés, mais que cela n’avait aucun rapport avec l’IA. Vraiment aucun. Vraiment, vraiment. Et quand on lui suggère que cette décision pourrait bien provoquer une certaine colère, Sweeney s’en gratte l’oreille avec du bambou : “Notre rôle […] est de concevoir pour le présent tel qu’il est et pour l’avenir tel qu’il sera bientôt.” 

La nouvelle a beau être choquante, elle n’en est pas tant surprenante puisqu’une récente enquête de l’association des éditeurs de jeux vidéo de septembre affirmait que 86% des développeurs japonais utilisaient l’IA générative. Côté Amérique du Nord, cette statistique tombe à 36%, mais pour combien de temps ?

 

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