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GTA 6 : le patron de Take-Two continue de prendre les joueurs de haut

Strauss Zelnick, PDG de Take-Two Interactive, propriétaire de Rockstar Games, s’est exprimé sur la sortie prochaine du hit promis GTA 6 et on peut dire que le bonhomme a bien conscience de l’attente autour du jeu. Trop conscience.

On ne va pas réécrire encore et encore la même chose, oui, GTA 6 va être l’événement vidéoludique de 2026, et sûrement de la prochaine décennie. Et attention, pas forcément en bien. Si le jeu ne tient pas ses promesses, il sera l’exemple à ne pas suivre pour les dix ans qui viennent, surtout en matière de communication.

Parce que le titre de Rockstar Games continue de jouer une carte marketing “originale”, notamment avec la promesse d’un contenu exclusif, dans les premières heures, à Netflix, afin de faire acheter un abonnement à la plateforme de streaming au fan le plus impatient. Surtout, qui d’autre peut se vanter d’avoir fait exploser les chiffres de préventes alors qu’on n’a encore strictement rien vu du gameplay ?

Bref, chez Rockstar, on anticipe fort la coupelle de champagne. Et par extension, ce qui fait plaisir à Rockstar fait plaisir à Take-Two Interactive, la société mère. Lors d’une récente présentation des résultats financiers, le PDG, Strauss Zelnick, a tenu à rappeler combien, pour un jeu d’une telle ampleur, Rockstar et Take-Two étaient généreux et bienveillants envers les joueurs et ce, malgré les critiques de plus en plus nombreuses.

Au pays de tout est bien qui continue bien, le prix de 80€, annoncé il y a quelques semaines pour GTA 6, est une offre généreuse. Comme l’a expliqué Zelnick aux investisseurs lors d’une conférence téléphonique : “Notre objectif est d’offrir aux consommateurs une valeur bien supérieure à ce que nous leur facturons. Dire que nous nous attendons à ce que Grand Theft Auto 6 soit une expérience incroyablement enrichissante à un prix imbattable est un euphémisme, car Rockstar Games est connu pour toujours en offrir plus que prévu.”

80€ la boîte vide, un bel exemple de dématérialisation !

Alors, certes, il serait hypocrite de notre part de ne pas souligner qu’un prix affiché à 80€ est effectivement une surprise, tant on aurait pu envisager que GTA 6 joue sur l’attente et la marque pour gonfler le nombre à 100€ (qui sera le prix de l’édition Ultimate). Néanmoins, il y a l’art et la manière. 80€ représentent une certaine somme pour des bourses plus modestes et le prix moyen d’un jeu PlayStation 5, par exemple, reste de 70€. De plus, annoncer que la “priorité est d’offrir une valeur bien supérieure à ce que nous facturons” revient non seulement à vanter un jeu dont on n’a toujours pas vu la couleur, mais surtout à sous-entendre que le dit jeu est “donné” aux joueurs. Zelnick est connu pour vouloir indexer le prix sur la valeur et donc plus l’attente est grande et le produit (hypothétiquement) bon, plus il vaut cher. Bref, selon sa vision, les meilleurs jeux seront à réserver aux plus riches.

Et puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, il s’est lâché sur un autre sujet brûlant du moment : la dématérialisation forcée annoncée par Sony pour sa PlayStation pour début 2028. Un débat qui divise la communauté et sur lequel on est revenu dans notre dernier épisode de Control Geek. Autant dire que les différents responsables de studio se sont exprimés sur le sujet, notamment le PDG d’Ubisoft qui a déclaré être plus que favorable à l’idée d’une numérisation des jeux. Devinez qui en rajoute une couche ?

Dans le même message aux investisseurs, Strauss Zelnick déclare que “les disques n’ont aucun intérêt pour le consommateur. Le numérique est plus pratique.” Une prise de position pas si étonnante puisque, souvenez-vous, la boîte physique de GTA 6 ne comprendra aucun jeu, juste le code de téléchargement. 80€ la boîte vide, la fameuse “expérience incroyablement enrichissante à un prix imbattable.”

 

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