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La prochaine box TV de Google aura des micros et un détecteur de mouvement, même si vous n’avez rien demandé

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Des micros toujours à l’affût et un capteur qui sait quand on entre dans la pièce. Pratique sur le papier, nettement moins rassurant sur la question de la vie privée.

Après avoir lâché 68 millions de dollars en 2026 pour clore une action collective aux États-Unis, Google n’en a pas terminé avec nos conversations. Cette fois, il n’est plus question d’assistant vocal, mais d’installer des micros directement dans votre salon. Et un détecteur de présence, tant qu’à faire.

Un Google TV Streamer qui tend l’oreille

Selon 9to5Google, qui s’appuie sur une source proche du dossier, la deuxième génération du Google TV Streamer est en développement. Le design ne bouge presque pas, mais la vraie nouveauté se cache dans des petites ouvertures percées sur la face inclinée de l’appareil, qui contiennent des micros intégrés, chargés de déclencher l’assistant vocal « Hey Google » sans passer par la télécommande.

Selon le média américain, le boîtier gagnerait aussi une fonction de détection de présence, un processeur plus rapide et davantage de stockage que les 32 Go actuels. La télécommande, elle, hériterait de deux raccourcis supplémentaires à côté des boutons YouTube et Netflix. Aucune date de sortie n’a filtré pour le moment.

La détection de présence n’est pas inédite. TCL l’a inaugurée sur ses téléviseurs QM9K, équipés d’un capteur fonctionnant à la manière d’un radar. Quand quelqu’un entre dans la pièce, l’écran affiche directement les photos de votre compte Google. S’il s’approche du canapé, l’heure, la météo et les actualités apparaissent. Si la pièce est vide, tout s’éteint. Pour le moment, difficile de savoir quelle technologie Google retiendra pour son propre boîtier, mais on peut d’ores et déjà s’attendre à un fonctionnement similaire.

Google n’est d’ailleurs pas seul à lorgner sur le salon. Selon Bloomberg, Apple a elle aussi testé des micros intégrés dans sa nouvelle Apple TV 4K, pour parler à Siri depuis le canapé. Rien de très étonnant : les deux géants veulent faire de leur box TV un point d’entrée pour leur IA maison.

Du bouton d’écoute permanente

Jusqu’à présent, qu’il s’agisse de Google, Amazon ou Apple, il fallait appuyer sur un bouton de la télécommande pour activer l’assistant vocal. C’est précisément ce détail qui change tout. Un micro qui guette en permanence un mot-clé revient à proposer une écoute passive mais permanente. En théorie, la détection du « Hey Google » se fait localement et rien ne part vers les serveurs avant le déclenchement. En pratique, les faux positifs sont nombreux, et il  n’est pas rare que l’appareil démarre un enregistrement sans le consentement de son utilisateur.

Ce sont justement ces faux déclenchements qui ont coûté 68 millions de dollars à Google. L’accord préliminaire, déposé en janvier devant un tribunal fédéral de San José, couvre les utilisateurs américains depuis mai 2016. Les plaignants affirmaient que des enregistrements involontaires avaient servi à leur proposer des publicités ciblées. Google conteste toute faute. Apple, de son côté, avait déjà accepté de payer 95 millions de dollars fin 2024 pour des accusations similaires visant Siri.

L’arrivée de Gemini ajoute une couche à la problématique. D’après la politique de confidentialité de l’application Gemini, des relecteurs humains, y compris des prestataires externes, peuvent lire et annoter une partie des conversations pour améliorer les modèles. Celles qui ont été relues sont conservées jusqu’à trois ans, même si l’utilisateur supprime son historique. Reste à savoir si les mêmes règles s’appliqueront à tout ce qui se dit devant la télé.

Inutile de paniquer cependant. Les télécommandes Google intègrent déjà un micro, et les enceintes Nest écoutent vos « Hey Google » depuis des années. Techniquement, rien de révolutionnaire donc. D’autant plus qu’en Europe, le RGPD offre quelques garde-fous, à commencer par le droit d’accéder à ses données et d’en demander la suppression.

Le minimum serait un interrupteur physique pour couper les micros, comme sur les enceintes Nest. Rien ne dit encore que Google en prévoira un. L’autre inconnue de ce boîtier TV nouvelle génération, c’est le prix. Aux États-Unis, le modèle actuel est passé de 99,99 à 149,99 dollars fin août. En France, il est toujours affiché à 119 €, pour le moment.

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