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Clayface : que signifie vraiment la fin du film pour le DCU ?

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Le nouveau film du DCU, bien qu’en marge des aventures de Superman, Supergirl et Lanterns pose les bases d’un arc crucial pour l’univers cinématographique de James Gunn. Que veut dire la scène finale et pourquoi ça sent très bon pour la suite ?

Pour son troisième film, DC sort déjà des sentiers battus. L’univers cinématographique s’attaque à un antagoniste de Batman moins connu du grand public que Joker mais tout aussi captivant. Clayface, ou Gueule d’argile en VF, est un méchant de Gotham comme seul DC sait en faire. Et la fin, rappelle pourquoi les personnages de Bill Finger et Bob Kane ne sont pas faits du même bois (argile en l’occurrence). La scène finale, tragique à souhait, n’augure rien de bon pour Matt et Gotham.

Double face

Alors que l’on pensait Matt réduit à l’état de boue informe, le final confirme qu’il a survécu à la destruction du protocole de Caitlyn. Désormais, Clayface est inarrêtable. Tuer les nanotechnologies dans son organisme n’a pas suffi, ça a même fait déraillé les choses. Dans la scène finale, on comprend que le personnage a perdu la raison. Il utilise une partie de son corps pour recréer celle qui l’a rejeté.

Cette référence évidente aux comics et à la série animée des années 90 confirme surtout que Clayface peut se dédoubler et pas seulement avec son corps. Assez habilement, le film joue avec la dysmorphie pour exprimer tout son mal-être.

DC vient de lui créer une thématique parfaite pour croiser le fer avec Bruce Wayne et son alterégo. Tom Rhys Harries, qui campe Matt dans le film, nous a explique :

“Quand on quitte Matt à la fin du film, il est dans un monde, dans un état psychologique et une situation complètement différents. Et je pense que le voir essayer de s’adapter à tout ça, trouver des repères et peut-être rencontrer de nouveaux adversaires, c’est quelque chose qui peut être enthousiasmant”.

Batman est dans les parages ?

Clayface n’est pas un déluge d’easter-eggs et de promesses, loin de là. Alors qu’on pouvait imaginer qu’un batsignal teinterait le ciel en arrière-plan, James Watkins se contente de mettre en scène Gotham dans toute sa noirceur. Ce que l’on peut déjà dire, c’est que l’ambiance tranche radicalement avec celle de Metropolis chez James Gunn.

Mais alors, il est où Bruce Wayne ? Pour l’heure, James Watkins se garde bien de donner la réponse à cette question. Il faut dire que les choses sont loin d’être actée chez DC Studios, qui attend que la déferlante The Batman II soit passée pour se pencher sur son propre Chevalier Noir. En effet, le film de Matt Reeves ne s’inscrit dans la mythologie de Gunn et Peter Safran, il évolue en parallèle, comme Joker à son époque.

On peut ainsi imaginer que le projet, baptisé The Brave and the Bold, ne verra pas le jour tant que Robert Pattinson n’a pas renfilé le costume sur le grand écran. Reste à voir maintenant si Clayface rencontre le succès au cinéma et si DC enclenchera la mise en chantier d’une suite.

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