Même lorsqu’il joue des rôles de vilains garçons, il est difficile de détester Glen Powell. Il a ce petit quelque chose d’éternellement charmant derrière son grand sourire qu’il affiche comme une seconde peau. Lorsque nous attendons notre tour de le rencontrer pour Running Man, les avis des confrères passés avant nous sont unanimes, il EST charmant. Alors on connaît le manège des tournées presse, et les figures agréables que les talents s’imposent parfois pour faire le jeu de la promo. Mais croyez-le ou non, de toute notre expérience, Glen Powell est le seul à nous avoir aussitôt serré la main.
Derrière son physique de déménageur texan, se cache un passionné de cinéma qui aime étudier chaque facette du métier. Acteur ? Oui. Scénariste ? Aussi. Bien avant de fouler la scène, il commençait déjà à imaginer ses propres histoires et ses propres rôles. “J’aime l’écriture parce que j’ai l’impression de pouvoir commencer une page blanche et d’utiliser mon imagination” confie-t-il. Il participe ainsi à la paternité de certains de ses projets, comme Hit Man ou Chad Powers. Néanmoins, Powell est un homme de scène et il apprécie tout particulièrement partager celle-ci. “J’aime l’aspect communal d’être sur un plateau”.

Le nouveau Tom Cruise ?
On associe régulièrement Glen Powell avec Tom Cruise. Ce n’est pas anodin. Depuis que les deux hommes ont joué dans Top Gun : Maverick, une forte amitié est née, au point où la star de Mission : Impossible a continuellement donné des conseils à son protégé sur Running Man, sur sa façon de courir, sur des scènes d’action… Dans sa posture d’accro au cinéma et son sourire charmeur, Powell peut même être vu comme une sorte de Cruise nouvelle version. La scientologie en moins.
Le parallèle ne s’arrête pas là puisque pour Running Man, Glen Powell a accompli ses propres cascades. S’il ne se définit pas encore comme un cascadeur digne de son modèle, les deux hommes tiennent quasiment le même discours sur l’importance de tenir physiquement un rôle.
“Je pense que quand vous mettez de l’énergie, si vous mettez de l’énergie dans quelque chose, l’audience reçoit cette énergie. Et quand je me mets à la place du spectateur et que je vois à l’écran quelqu’un faire une scène physique, kinésique, mon niveau d’investissement dans le film ne sera pas le même. Running Man a été très physique, car j’ai voulu donner au public la meilleure expérience possible”.
Un Action Man ? Indubitablement.

Yippee-ki-yay, pauvre c*n!
L’humour est omniprésent dans Running Man. La patte d’Edgar Wright, assurément, mais qui colle parfaitement à son acteur principal pour qui la petite touche de comédie est essentielle dans sa filmographie, même lorsque cela s’y prête moins. Comme s’il ne fallait jamais oublier que cela restait du jeu.
“J’aime les héros comme ceux qu’incarnait Harrison Ford, où même dans les films d’action, il y avait toujours un sens du jeu. Cela décuple le plaisir de regarder ces films. Dans Running Man, même si le personnage de Ben Richards n’est pas censé être drôle, il a ces moments purement comiques. Je peux dire merci à Wright car il sait comment faire fonctionner ensemble la pression, l’intention et la comédie”.
Pour Powell, le meilleur exemple reste le rôle de John McClane tenu par Bruce Willis dans la saga Die Hard. Un héros d’action vivant des scènes qu’il transforme en quelque chose d’amusant pour le public. “Les risques sont élevés, mais à cause des circonstances, il a ces moments brillants, hilarants”. Avec Ben Richards, Glen Powell veut incarner ce héros d’action à l’ancienne, capable de balancer une punchline après une séquence physique. Pas étonnant que l’un de ses premiers rôles au cinéma ait été dans Expendables 3, avec tous les anciens maîtres du genre.
Un Showman ? Assurément.
Le passionné contagieux
Et s’il y a une chose qui frappe lorsque l’on regarde les différentes interprétations du bonhomme, c’est l’alchimie qu’il dégage immédiatement avec chacun.e de ses partenaires. Au point d’avoir provoqué quelques rumeurs avec Sydney Sweeney à l’époque de Tout sauf toi. Lorsqu’on lui demande quel est son secret, là encore, c’est le passionné qui parle.
“C’est la meilleure expérience du monde quand deux personnes se retrouvent à partager la lumière de la scène, il y a une chimie. Pour moi, toute la magie c’est lorsque l’on trouve cette lumière chez sa co-star et on sait déjà que l’audience va la ressentir quand il regardera le film. Je me sens très heureux de travailler avec ces personnes”.
Cela tombe bien, elles lui rendent plutôt pas mal. Bien que dans Running Man, il accapare la caméra avec beaucoup de séquences seules, on sent que c’est lorsqu’il la partage que l’acteur s’exprime le mieux, à l’image de Twisters. Une manière de dire que le cinéma est un plaisir qui se partage, à l’écran ou devant, et on sent que l’on va le partager avec Glen Powell encore longtemps. Un vrai Cinéman.
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