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Test SteelSeries Rival Pro : une excellente souris, mais pas éternelle

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SteelSeries ressort un nom culte de ses tiroirs et tente un retour en force dans le milieu des souris haut de gamme. Il y a du très bon dans cette copie, mais tout n’est pas parfait.

Pour ses 25 ans, SteelSeries relance ses gammes Sensei et Rival, abandonne le 2,4 GHz au profit de l’Ultra-Wideband, et confie toute l’alimentation à deux batteries interchangeables. Un système qui a déjà utilisé sur les casques de SteelSeries. La souris est vendue 199,99 € et sort le 13 octobre, mais en attendant, voici ce que j’en ai pensé.

Une plume taillée pour la paume

Avec ses 53 g, la Rival Pro est extrêmement légère pour une souris ergonomique de cette taille. Même avec sa batterie amovible, je n’ai jamais eu l’impression de traîner un parpaing malgré sa taille imposante.

Surtout, la forme est une réussite. En prise paume, elle tombe parfaitement sous la main, le genre de souris qu’on oublie au bout de dix minutes. C’est exactement ce qu’on lui demande. Elle est pensée pour les droitiers, et les gauchers iront voir du côté de la Sensei Pro, sa jumelle symétrique.

Les deux boutons latéraux sont bien placés : ils tombent pile sous le pouce, sans contorsion ni clic accidentel. Ça paraît basique, mais tellement de souris se ratent là-dessus que ça mérite d’être souligné.

L’UWB, le pari du sans-fil intégral

Sous le capot, SteelSeries n’a pas fait semblant. On trouve un capteur TrueMove 42K Pro, une latence de clic annoncée à 0,35 ms et un polling « vraiment » à 8 000 Hz. On est très au-delà de ce dont un humain a besoin, mais c’est le jeu du haut de gamme.

Le vrai sujet, c’est l’UWB. L’idée est de fuir le 2,4 GHz, saturé par le Wi-Fi, le Bluetooth et tous les dongles qui traînent sur le bureau. Petite astuce bien vue : on peut régler un polling pour le capteur et un autre pour la liaison UWB. Résultat, des clics ultra réactifs en 8K sans vider la batterie comme un capteur poussé à fond.

Des clics un peu trop mous

Les clics gauche et droit ne sont pas assez fermes à mon goût. Ça manque de résistance et de retour franc. Sur une souris à ce prix, vendue comme une arme pour l’esport, je m’attendais à quelque chose de plus sec. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est ce qui m’a le plus gêné au quotidien. Côté durabilité, en revanche, rien à craindre : les switchs optiques sont donnés pour 100 millions de clics.

De nouveau le coup des doubles batteries

C’est la grande idée de la Rival Pro, piquée aux casques Arctis Nova Pro Omni. Deux batteries avec une dans la souris, l’autre qui recharge dans le récepteur. On ne branche jamais rien (il n’y a pas de port USB sur la souris de toute façon), on échange et on repart. Côté autonomie, comptez jusqu’à 16 heures par batterie à pleine puissance, et 60 heures à 1 000 Hz.

Seul bémol à l’usage pour moi : le verrouillage. Il faut tourner la batterie pour la débloquer et la bloquer ensuite, et ce n’est pas forcément le système le plus pratique. Un système aimanté aurait été bien plus agréable. SteelSeries a préféré une fixation mécanique pour gratter du poids. On comprend la logique, mais c’est un peu contraignant. Heureusement, l’autonomie de la souris permet de ne pas changer trop régulièrement de batterie justement.

Test Souris Steelseries Rival Pro
© Robin Sabbadini

Et puis il y a le vrai problème. Sans port USB, la souris dépend entièrement de ses batteries. Une batterie lithium s’use avec le temps, c’est inévitable. Le jour où les deux sont mortes, la Rival Pro devient un presse-papier à 200 €. Le système qui fait toute la force de la souris est aussi sa plus grosse faiblesse sur le long terme. Avec un peu de chance, ces batteries seront disponibles par le SAV de SteelSeries et se révéleront finalement comme un système durable.

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