Première hotline gratuite en France

Général

Par Anh Phan le

Le succès du développement d’internet en France repose sur la qualité des services d’assistance, a déclaré François Loos, ministre délégué à l’Industrie, en inaugurant le premier centre d’appel gratuit dans le pays. Cette “hot line” de Telecom Italia France, connue comme “Alice”, “est un choix stratégique audacieux, une première en France”, a-t-il estimé.

La gratuité des temps d’attente sur les centres d’appel des opérateurs mobiles prévue à la mi-2006 et étendue à tous les centres d’appels à la fin 2006 est “l’intérêt des opérateurs”, a fait valoir Loos. Il a rappelé qu’il avait réuni le 27 septembre dernier les représentants des associations de consommateurs et les principaux opérateurs de télécommunications lesquels s’étaient engagés sur 21 mesures, dont la gratuité des temps d’attente des centres d’appels.

“La gratuité ne signifie pas service au rabais”, a-t-il souligné, rappelant que “le succès futur du développement d’internet en France repose beaucoup sur la qualité des services d’assistance”. François Loos a noté qu’il y avait 600.000 abonnés au haut débit en France au début 2002 et que ce chiffre avait atteint aujourd’hui huit millions. L’objectif du gouvernement de franchir la barre des 10 millions d’abonnés en 2007 “sera très certainement atteint dès 2006”, a-t-il prédit.

Il s’est félicité que la France qui passait pour en retard dans le domaines des nouvelles technologies de l’information constituait aujourd’hui “le marché le plus dynamique d’Europe et le plus important en volume, juste devant l’Allemagne”. A titre d’exemple, François Loos a cité le commerce électronique qui connaît “une croissance annuelle de plus de 60% pour atteindre 5,5 milliards d’euros en 2004” alors qu’il n’était que de 1,7 milliard d’euros deux ans plus tôt.

Le ministre a souligné l’enjeu économique du secteur des services des centres d’appel. “Au cours des trois dernières années, le nombre d’implantations et le volume des effectifs ont régulièrement progressé d’environ 5,0% par an”, a-t-il dit. Ils atteignent 3.500 établissements représentant 210.000 emplois, “soit 0,75% de la population active”.

Merci Sepji