Espionnage. Des clés USB viciées offertes au G20 par la Russie ?

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Par Elodie le

À en croire la presse italienne, les autorités russes auraient profité du G20, où la Russie était pays hôte, pour offrir des clés USB viciées aux participants, lui permettant ainsi de les espionner.

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Le G20 de Saint-Petersbourg a eu lieu au début du mois de septembre en pleine crise syrienne : Poutine ayant sorti de son chapeau, quelques jours avant, la proposition faites à la Syrie de démanteler son arsenal chimique pour éviter les frappes américaines sur son sol. Proposition immédiatement acceptée par Bachar Al Assad alors qu’il avait toujours nié en posséder

Voici pour le contexte d’alors. Aujourd’hui, la presse italienne avec Il Corriere della Sera et La Stampa, accuse la Russie d’avoir transmis des cadeaux empoisonnés aux diverses délégations participantes. En effet, à chaque événement, ses goodies : tasses, porte-clés, clé USB, calepins, etc. Sauf qu’il semblerait que ces différents pays soient repartis chez eux avec une clé et un câble USB flockés « Russia G20 » viciés. D’après l’enquête faite par ces journaux, les clés USB porteraient en elles plusieurs chevaux de Troie, des malwares permettant de récupérer les données des ordinateurs utilisant ces clés. Un espionnage en bonne et due forme.

Les premiers tests effectués à la demande du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, montrent que ces goodies comportent des failles de sécurité. Selon le rapport préliminaire :

Il s’agit de matériel adapté à l’interception clandestine de données contenues dans des ordinateurs et des téléphones portables

Citant les services de renseignements italiens qui en ont eu connaissance, Il Corriere della Sera affirme qu’au moins “300 appareils auraient été installés pour écouter les briefings des différentes délégations”. Un porte-parole de David Cameron a tenu à affirmer que le Premier ministre n’avait pas utilisé ces objets, le Telegraph ayant expliqué que la délégation britannique s’était également vu remettre des câbles USB, permettant la recharge de téléphone portable et donc donnant libre accès aux e-mails, aux SMS et aux appels de ses utilisateurs. Il a ainsi expliqué au gouvernement britannique : « D’après ce que j’ai compris, ils ont été remis aux délégués, pas aux chefs d’Etat ».

Pour autant, les autorités russes démentent farouchement avoir espionné les dirigeants du G20. Pour elles, ces allégations ne sont qu’un subterfuge des États-Unis pour faire diversion concernant leur propre polémique autour de l’espionnage à grande échelle effectué pour eux par la NSA. Pour le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov :

Il ne s’agit rien d’autre que d’une tentative pour détourner l’attention des problèmes véritables existant dans les relations entre les capitales européennes et Washington

Quoiqu’il en soit, il n’y a pas à dire, certains ont vraiment de la suite dans les idées. Pourquoi les États-Unis s’embêtent avec un système tel que Prism mettant en œuvre moult technologies et intermédiaires, de même que les autres gouvernements qui mettent des sommes folles dans des logiciels espions et autres moyens pour leur service de renseignement quand il suffit… d’une clé USB offerte avec les meilleurs intentions…

Ha. Et sinon, Edward Snowden trouve un travail chez un geéant du web russe. Sûre qu’il vont lui mitonner un poste aux petits oignons 😉